Lancé en 2024, le projet de renforcement des systèmes alimentaires pour un accès durable des petits producteurs aux intrants agricoles (Pro-SADI) touche à son terme, avec un bilan salué dans les régions de la Kara et des Savanes. Environ 12 600 producteurs en ont directement bénéficié, dont 11 300 riziculteurs et maïsiculteurs et 1 300 maraîchers.
Ces résultats ont été présentés la semaine dernière à Dapaong, lors d’un atelier de capitalisation organisé par le ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, avec l’appui de la FAO. Une quarantaine d’acteurs y ont pris part : producteurs, déplacés, familles d’accueil, services techniques et ONG.
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Concrètement, le Pro-SADI a permis l’accès à des engrais et des semences certifiées pour les filières riz et maïs. Les maraîchers ont, eux, reçu du matériel, des motopompes ainsi qu’environ 27 puits, facilitant la production à contre-saison et la diversification des revenus.
Pour Djiwa Oyétoundé, assistant au représentant de la FAO au Togo, ce projet répond directement aux difficultés d’approvisionnement en intrants apparues après la crise russo-ukrainienne. Financé par l’Union européenne, il cible en priorité les petits producteurs des Zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP).
Dans une région où l’agriculture reste un pilier de la résilience des ménages déplacés, Kégbéro Latifou Seigneur, secrétaire général du gouvernorat des Savanes, souligne que ces appuis ont profité aux femmes, aux jeunes et aux déplacés, tout en renforçant l’approvisionnement local des cantines scolaires.
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Alors que le projet s’achève, la question de la pérennisation des acquis, notamment l’accès aux intrants, les équipements maraîchers, les pratiques agricoles, s’impose désormais comme priorité pour les futures interventions dans les Savanes.

