La question centrale du remboursement de la dette intérieure a dominé les échanges lors de la dernière session du Comité de concertation État-secteur privé (CCESP), qui s’est tenue le lundi 6 juillet 2026 à Lomé. Portant la voix du monde des affaires, le président du Conseil national du patronat (CNP), Laurent Coami Tamégnon, a salué la régularité et la qualité du dialogue partagé avec les autorités.
Il a néanmoins profité de cette tribune pour mettre en lumière 4 chantiers prioritaires : le solde de la dette publique intérieure, l’ouverture effective des instances de recours, l’harmonisation finale autour de la Taxe sur les entreprises de télécommunications, de l’internet et de la communication électronique (Tetic), ainsi que la hausse des redevances locatives foncières dans le domaine portuaire.
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Les délégués du secteur privé ont à nouveau exhorté l’exécutif à accélérer le rythme des décaissements. Selon les opérateurs économiques, cet encours de dette non soldé pèse lourdement sur la trésorerie des structures privées, limitant leurs capacités d’investissement et ralentissant leur croissance globale.
Une masse financière en baisse sur un an mais en forte hausse depuis 2021
Ces réclamations interviennent alors que l’encours de la dette publique locale demeure substantiel, malgré une décrue enregistrée au cours de l’exercice précédent. À la fin du mois de décembre 2025, le stock de la dette intérieure s’élevait à 2 244,31 milliards FCFA, soit 32,08 % du PIB, marquant un recul de 7,74 % par rapport aux 2 432,56 milliards FCFA compilés un an plus tôt. Ce fléchissement s’explique par un arbitrage budgétaire spécifique, le gouvernement ayant délibérément orienté son plan de financement 2025 vers les emprunts extérieurs plutôt que sur le marché financier régional.
Toutefois, une analyse sur les 5 dernières années révèle une trajectoire ascendante forte, la dette intérieure étant passée de 1 848,5 milliards FCFA en 2021 à plus de 2 244 milliards FCFA en 2025. Le coût du service de cette dette pèse également sur les comptes, les intérêts et les diverses commissions versés par le Trésor public ayant avoisiné les 130 milliards FCFA sur la seule année 2025.
Le ministère des Finances promet un règlement du dossier d’ici la fin de l’année
Face aux sollicitations du patronat, le ministre des Finances et du Budget, Georges Barcola, s’est voulu rassurant. Reconnaissant explicitement que cette situation ralentit l’essor des structures privées, le membre du gouvernement a affirmé qu’un plan de liquidation était déjà en cours d’exécution et que les efforts budgétaires seraient maintenus afin de solder définitivement cette problématique avant la fin de l’année civile.
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Le ministre a par ailleurs annoncé la mise en place imminente des commissions de recours dédiées au traitement des contentieux administratifs et fiscaux. Concernant la fiscalité liée à la Tetic, le ministre a estimé que les discussions étaient désormais closes, assurant que le cadre réglementaire togolaise affichait une longueur d’avance dans l’espace communautaire. Au-delà de ces arbitrages, les participants ont élargi leurs échanges à la conjoncture macroéconomique et aux défis de la transition climatique, l’État incitant les entreprises à adopter des critères environnementaux stricts pour capter les nouveaux financements verts internationaux.

