La Haute autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (Harc) a réuni, le mardi 22 septembre 2026, des créateurs de contenu, blogueurs, influenceurs, TikTokeurs et YouTubeurs. Les échanges ont porté sur la liberté d’expression, l’éthique professionnelle et l’encadrement de la publicité sur les plateformes numériques.
Annoncée le 14 septembre, l’initiative vise à instaurer un dialogue direct entre l’institution de régulation et les nouveaux acteurs de l’information. Depuis l’extension de ses compétences au numérique, la Harc entend privilégier une approche pédagogique et préventive, destinée à présenter les règles applicables tout en recueillant les préoccupations des créateurs.
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La liberté d’expression a occupé une place centrale. Le président de la Harc, Willibronde Pitalounani Télou, a insisté sur la nécessité de concilier ce droit fondamental avec la responsabilité de chaque diffuseur d’information. Les participants ont été sensibilisés à la vérification des contenus, au respect de la dignité humaine, à la protection des droits d’autrui et à la préservation de la paix sociale.
L’autre point majeur concerne la publicité en ligne. Désormais, tout contenu publicitaire diffusé sur les réseaux sociaux doit être soumis préalablement à la Harc pour obtenir un visa de diffusion. Cette exigence concerne notamment les créateurs engagés dans des collaborations commerciales avec des marques, entreprises, institutions ou organisateurs d’événements.
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À travers cette rencontre, la Harc souhaite établir une collaboration durable avec ces acteurs, devenus incontournables dans la circulation de l’information. L’enjeu consiste à construire un dialogue permanent conciliant liberté d’expression, responsabilité éditoriale et respect des règles déontologiques et professionnelles. Cette orientation s’appuie sur les expériences observées lors de visites d’échanges menées dans des pays africains, notamment le Tchad, le Sénégal, l’Afrique du Sud, le Bénin, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Elle doit favoriser des pratiques responsables, une compréhension des obligations légales et une information respectueuse des citoyens.

