La capitale togolaise a servi de cadre à une importante concertation sous-régionale consacrée à la prévention des conflits dans l’espace côtier. Débutée le mercredi 03 juin 2026, cette rencontre est portée conjointement par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Les assises rassemblent des cadres gouvernementaux, des délégués d’institutions communautaires ainsi que des représentants des agences onusiennes pour jeter les bases d’une stratégie de stabilisation collective.

Les discussions, qui ce sont achevées ce jeudi 04 juin, se concentrent sur l’interconnexion entre la précarité dans les milieux ruraux, les réseaux criminels illicites, la crise des réfugiés et les fragilités socio-économiques des zones littorales. À l’ouverture du forum, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Calixte Madjoulba, a rappelé que l’imbrication de ces périls crée un cycle d’instabilité qu’aucun État ne peut surmonter de manière isolée. Calixte Madjoulba a insisté sur l’urgence de déployer des actions coordonnées, pérennes et adossées à une forte solidarité régionale.

Les délégations du Togo, du Bénin, du Burkina Faso, du Ghana et de la Côte d’Ivoire ambitionnent de valider une Feuille de route commune pour guider les futures politiques de sécurisation. Ce rendez-vous de Lomé sera également marqué par le lancement officiel de la Facilité de prévention pour le Golfe de Guinée, un dispositif stratégique programmé sur la période 2026-2029. Ce mécanisme financier et technique s’attachera à optimiser la coordination entre les pays côtiers tout en finançant des projets de bonne gouvernance, de protection civile et de relance économique locale.

