À quelques jours de la célébration de l’Aïd el-Kébir, les marchés à bétail togolais subissent une forte pression inflationniste. Les prix des petits ruminants ont enregistré une hausse vertigineuse sur l’ensemble du territoire national. Un animal qui s’achetait entre 50 000 et 100 000 francs CFA lors de la précédente édition se négocie désormais entre 150 000 et 200 000 francs CFA. Cette augmentation, qui va parfois du simple au triple pour une même catégorie de bêtes, pèse lourdement sur le budget des ménages musulmans.
Cette situation critique s’explique principalement par un tarissement des flux d’approvisionnement traditionnels en provenance de l’hinterland. Le Burkina Faso et le Niger, qui traversent des mutations politiques majeures au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont instauré de strictes restrictions sur les exportations de bétail pour préserver leur propre sécurité alimentaire. De plus, le renforcement des contrôles douaniers et l’augmentation des taxes de transit routier le long des corridors d’Afrique de l’Ouest ont considérablement renchéri le coût de revient pour les commerçants locaux.
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Face à cette pénurie globale, l’équilibre entre l’offre et la demande est totalement rompu dans les parcs à bétail de Lomé. Les acheteurs doivent multiplier les déplacements et négocier fermement pour espérer acquérir l’animal sacrificiel indispensable à cette grande fête de la communauté islamique.
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