40 agents des eaux et forêts ont entamé, le 2 novembre 2026 à Kpalimé, une formation en police judiciaire. Prévue pour trois semaines, cette session vise à renforcer leurs compétences juridiques et opérationnelles dans la lutte contre les infractions liées aux ressources forestières et à la criminalité environnementale.
Organisée dans le cadre du renforcement de la gouvernance forestière, elle doit permettre aux participants de mieux exercer les prérogatives d’officiers de police judiciaire, conformément aux textes en vigueur. Le chef de corps des agents des eaux et forêts a souligné que l’enjeu est de consolider leur maîtrise des règles et des procédures nécessaires à l’accomplissement de leurs missions.
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Au programme figurent la constatation des infractions, la conduite des enquêtes, la rédaction des procès-verbaux et la collaboration avec les autorités judiciaires compétentes. Ces enseignements doivent améliorer les contrôles sur le terrain et favoriser une application plus rigoureuse de la réglementation. Elle doit favoriser des interventions mieux documentées et une meilleure coordination avec les magistrats.
La formation intervient dans un contexte marqué par plusieurs menaces pesant sur les écosystèmes. À l’ouverture des travaux, le secrétaire général, représentant le ministre chargé de l’Environnement, a notamment évoqué l’exploitation illégale des ressources forestières, le trafic de produits fauniques et l’occupation irrégulière des espaces protégés. Face à ces pratiques, les agents doivent disposer des connaissances nécessaires pour constater les infractions et contribuer aux procédures judiciaires.
Le renforcement de leurs capacités constitue ainsi un levier pour mieux protéger le patrimoine forestier national. En améliorant la maîtrise des procédures, les autorités entendent accroître l’efficacité des interventions contre les atteintes aux ressources naturelles et soutenir une gestion durable des écosystèmes.
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Cette première session ne concerne qu’une partie des effectifs ciblés. Deux autres vagues de formation sont prévues dans les prochaines semaines. Elles permettront de former 80 agents supplémentaires, répartis en deux groupes de 40 participants. À terme, 120 agents auront ainsi bénéficié de ce renforcement de capacités.
À travers ce programme, le gouvernement entend étendre les compétences judiciaires au sein du corps des eaux et forêts et consolider les moyens humains mobilisés pour la protection des ressources forestières du Togo.

