Le verdict est tombé pour la septième édition du Championnat national du slam patriotique. Au terme d’une finale riche en émotions, le jeune slameur Slamophobe a décroché le titre suprême face à 14 autres finalistes. Devant un public passionné, l’artiste s’est imposé grâce à la puissance de son verbe et une présence scénique maîtrisée, confirmant ainsi son talent après quatre participations à ce concours.
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Porté par l’Association culturelle pour l’éducation et le social en Afrique (Aces Afrique), ce rendez-vous est devenu un pilier de la scène culturelle togolaise. Placée sous le thème « Ensemble pour la Patrie », cette édition a mis l’accent sur les valeurs d’unité et de solidarité. Les candidats ont exploré des thématiques variées, telles que l’impact du numérique et la responsabilité citoyenne de l’artiste, transformant la scène en un véritable espace d’éducation et de dialogue.
Pour Kaporal Wisdom, promoteur de l’événement, l’objectif est clair : former des ambassadeurs capables de porter des messages forts tout en se professionnalisant. De son côté, le grand vainqueur n’a pas caché sa joie. « Le slam est un outil de transformation sociale. Les mots ont le pouvoir de toucher et de rassembler », a confié Slamophobe, dont l’émotion était palpable lors de la remise des prix.
Des récompenses pour encourager l’excellence
Le podium de cette année est complété par PKJ, qui occupe la deuxième place, et Antibiotique, classé troisième. Les lauréats n’ont pas démérité et ont bénéficié de bourses de formation ainsi que d’opportunités d’enregistrement en studio. Le champion, quant à lui, repart avec une moto et une enveloppe d’ un million de FCFA. Cette récompense est destinée à soutenir le développement de sa carrière artistique.
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Au total, 37 candidats ont participé aux phases préliminaires de cette compétition, marquée par une présence féminine de plus en plus affirmée. Entre performances musicales et joutes oratoires, l’événement a attiré une foule majoritairement jeune. Ce succès confirme que le slam, au-delà du simple divertissement, s’impose comme un véritable levier d’engagement civique au Togo.

