Les travaux du séminaire gouvernemental consacré à la transformation économique et sociale du Togo se sont poursuivis le 12 juin 2026 à Djamdè, dans la préfecture de la Kozah, sous la conduite du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Après une première journée dédiée aux leviers de la transformation économique, les échanges se sont concentrés sur deux piliers jugés déterminants pour la future stratégie nationale de développement : le renforcement du capital humain et l’amélioration de l’efficacité de l’action publique.
Les membres du gouvernement ont examiné les moyens de mieux adapter les compétences de la population aux besoins des secteurs productifs. Les discussions ont porté sur le développement des compétences, l’employabilité des jeunes, la formation professionnelle et les passerelles à renforcer entre les établissements de formation et les entreprises.

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Les participants ont relevé que le décalage persistant entre les offres de formation et les besoins réels du marché du travail constitue un frein à la productivité et à la transformation structurelle de l’économie. Plusieurs expériences internationales, notamment celles de pays ayant réussi leur décollage économique grâce à des investissements massifs dans l’éducation et la formation, ont été analysées afin d’en tirer des enseignements adaptés au contexte togolais.

Invité à cette rencontre, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest, Ousmane Diagana, a souligné l’importance du capital humain dans toute stratégie de développement durable. Selon lui, aucun pays n’a réussi sa transformation économique sans investir de manière soutenue dans l’éducation, les compétences et l’adéquation entre la formation et les besoins des secteurs productifs. Il a également salué les progrès enregistrés par le Togo dans plusieurs domaines structurants, notamment la fiscalité, l’énergie, l’agriculture, le foncier et les zones économiques spéciales.

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Les travaux ont également porté sur le renforcement des capacités stratégiques et opérationnelles de l’État. Les participants ont formulé des recommandations visant à améliorer la coordination gouvernementale, accélérer l’exécution des réformes et renforcer les mécanismes de suivi-évaluation des politiques publiques.

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Au terme des échanges, une session de synthèse a permis d’identifier les priorités de mise en œuvre de la future stratégie nationale de développement. Cette retraite gouvernementale s’inscrit dans l’ambition de doubler le niveau de vie moyen des Togolais d’ici 2040 et de bâtir une croissance plus inclusive, durable et créatrice d’opportunités pour les populations.

