La fin de la saison de chasse en pays Kabyè s’est inscrite dans une solennité empreinte de traditions. Le 11 avril à Pya, Faure Gnassingbé a assisté à la danse des chasseurs, marquant la clôture d’un cycle ouvert un mois plus tôt.
Autour de lui, plusieurs autorités administratives, militaires et traditionnelles, dont le colonel Awaté Hodabalo, ont suivi cette cérémonie ancrée dans l’histoire locale. Cette clôture, dite chasse « Eyadéma », rend hommage à Gnassingbé Eyadema, reconnu pour son attachement à cette pratique ancestrale.
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Dans une atmosphère rythmée par les chants et les percussions, les chasseurs, vêtus de leurs habits traditionnels, ont exécuté des danses de reconnaissance. Gourdins et massues à la main, ils ont célébré les ancêtres et exprimé leur gratitude pour une saison jugée fructueuse. À leurs côtés, les femmes, tenant des tiges de sorgho, ont accompagné le retour des chasseurs, saluant les prises variées issues de la brousse.
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Au-delà du rituel, cette célébration marque une transition essentielle. Comme l’a rappelé Tidiyé Tchaa, elle annonce l’ouverture de la saison agricole, avec l’arrivée imminente des pluies et les premiers semis. La chasse, dans cette tradition, ne se limite pas à une activité économique. Elle constitue une école de vie, où se transmettent le courage, l’endurance et la solidarité.
Les chants, faits de proverbes et de récits, participent à cette transmission. Ils racontent la société, rappellent les valeurs et renforcent le lien entre générations.
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À Pya, la clôture de la chasse dépasse ainsi le simple événement. Elle demeure un moment de cohésion, où culture, mémoire et organisation sociale se rejoignent pour préparer l’avenir.

