Le village de Sangol, situé dans le canton de Sagbiebou, a réceptionné il y a quelques jours, plusieurs infrastructures de base. Ces réalisations s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de l’approche Haute intensité de main d’œuvre (HIMO). Elles ont été pilotées par le Programme d’urgence de renforcement et de la résilience et de la sécurité dans les communautés (PURS) avec l’appui financier de l’Organisation internationale du travail (OIT) à travers le Bureau du Togo (BIT-Togo) et visent à transformer durablement les conditions de vie des populations rurales grâce à une meilleure gestion des ressources en eau. La cérémonie de réception a été également marquée par une remise de kits agricoles aux groupements locaux de la commune.

Suivez notre chaîne WhatsApp ici 

Le lot d’ouvrages comprend un forage hydro-agricole alimenté par énergie solaire, un château d’eau et un périmètre maraîcher de deux hectares équipés d’un système d’irrigation. Le site intègre également cinq latrines écologiques et une garderie. En prévision du mois de juin, un espace de cinq hectares a été aménagé pour des activités de reboisement, renforçant ainsi la résilience environnementale de la localité.

Ces travaux ont été exécutés en quatre mois par trois entreprises locales. Pour favoriser le transfert de savoir-faire et la cohésion sociale, 150 jeunes et femmes de la région ont été recrutés selon la méthode HIMO, modèle de développement communautaire implémenté par le PURS au Togo.

Lire aussi : A Sangol : les communautés au centre de l’action de la Coordination du PURS à travers l’approche HIMO

Le Coordonnateur national de ce programme, Gal. Dadja Maganawa, et le préfet de l’Oti-Sud, Sambiani Fékimani Félix, ont salué l’appui de OIT via le BIT-Togo. Ils ont exhorté les bénéficiaires à entretenir rigoureusement les motopompes et autres matériels distribués.

Le spécialiste sous-régional de l’OIT, Frédéric Bandon, a réaffirmé lui, l’engagement de son institution en faveur de la justice sociale. Selon lui, la création d’emplois décents au niveau local constitue un moteur essentiel pour consolider le vivre-ensemble.

La cérémonie s’est achevée par une visite guidée des installations, en présence du maire de la commune, N’Gam Tchandame.

HIMO, choix stratégique pour le transfert de compétences

Contrairement aux chantiers classiques privilégiant les engins lourds, l’approche HIMO met l’humain au cœur de la construction. Ainsi, à Sangol, la méthode a permis de répondre au moins, à deux impératifs majeurs : la création d’emplois locaux, en recrutant et en formant la main-d’œuvre directement au sein de la communauté.

De plus, le projet a injecté des revenus immédiats dans les ménages. Ensuite, l’appropriation des ouvrages reste un point crucial de l’approche qui appelle chaque participant à la construction de la localité.

Des infrastructures qui changent le quotidien, un levier pour l’économie locale

Un cadre sécurisé et motivant pour les enfants, loin des hangars de fortune ; un forage hydro-agricole avec un périmètre maraicher, un château d’eau réduisant les corvées d’eau et les maladies hydriques, des latrines écologiques, … Sangol ne pouvait en demander mieux pour amorcer un véritable changement en vue de son développement. Et la cérémonie de réception a mis en lumière autant d’ouvrages essentiels pour le bien-être de cette communauté. Toute chose qui aura « un effet multiplicateur » sur d’autres activités dans ce village du canton de Sagbiebou, surtout en faveur des jeunes et des femmes selon le spécialiste Frédéric Bandon.

En renforçant les infrastructures de base dans cette commune d’Oti-Sud 1, les autorités et leurs partenaires entendent stimuler la résilience des communautés face aux chocs liés surtout à la crise sécuritaire et les déplacements forcés dans la région des Savanes.

Lire aussi : Cohésion sociale : l’OIT et le PURS lancent la phase pilote du projet Himo pour la région des Savanes

L’approche HIMO démontre ici sa pertinence en transformant les bénéficiaires en acteurs du développement. Les compétences acquises par les jeunes locaux durant les travaux constituent un capital technique qu’ils pourront réinvestir dans d’autres projets de construction.

L’un défi pour Sangol reste désormais celui de la pérennisation. Une gestion rigoureuse de ces nouveaux acquis sera la clé pour ouvrir d’autres localités à l’approche HIMO.

Le point sur les chantiers HIMO à Sangol

Plusieurs infrastructures prévues dans le cadre du projet sont entièrement achevées. Le village dispose désormais d’un forage équipé d’un système photovoltaïque et de bornes-fontaines pleinement fonctionnelles dans les quartiers. Pour soutenir l’agriculture locale, six bacs à eau destinés à l’irrigation et à l’abreuvement du bétail ont été installés hors du périmètre maraicher. Le volet sanitaire n’est pas en reste avec la construction achevée de cinq latrines écologiques, garantissant une meilleure hygiène aux populations.

Un renforcement ciblé des équipements agricoles

Lire aussi : HIMO : l’outil par excellence pour construire la paix au nord du Togo

Les équipements remis comprennent notamment deux motopompes supplémentaires, 40 paires de bottes supplémentaires (80 au total), 40 arrosoirs additionnels (80 au total) et 20 brouettes renforcées, pour atteindre un total de 30 unités. Ces équipements visent à améliorer les conditions de travail et la productivité sur le site.

Concernant les semences, la stratégie a été revue en raison de conditions climatiques défavorables. Plutôt qu’une distribution immédiate, il est désormais prévu de fournir les semences en juin 2026, période plus propice au reboisement et à la reprise des activités maraîchères. Le coût total des semences à livrer est estimé à 732 000 francs CFA. Elles concernent principalement 30 boîtes de tomate, 30 boîtes d’oignon, ainsi que des semences de piment, carotte et choux. Cette approche permet d’optimiser leur utilisation et d’éviter les pertes.

 

 

 

 

 

Share.

@: lenouveaureporter@gmail.com. Pour vos demandes de couvertures médiatiques, annonces, pub, productions multi-support… Veuillez-vous adresser au : Tél : (00 228) 92 60 75 77 / 99 50 60 10

Leave A Reply