Le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, fera le déplacement à Moscou à la fin du mois pour assister au 3ème sommet Russie-Afrique, qui aura lieu les 28 et 29 octobre.
La confirmation de sa présence a été rendue publique par Igor Evdokimov, ambassadeur russe accrédité au Togo et relayée par un média du Kremlin, African Initiative.
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L’annonce de la participation de Faure Gnassingbé au 3ᵉ Sommet Russie-Afrique, faut-il le dire, s’inscrit dans le prolongement du rayonnement de la diplomatie togolaise dans le monde, et marqué par un non-alignement pragmatique.
Alors que plusieurs pays voisins ou de la région, comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger, ont rompu de manière spectaculaire avec les partenaires occidentaux traditionnels pour s’allier quasi exclusivement avec Moscou, le Togo adopte une approche novatrice basée à la fois sur la multipolarité assumée, en conservant de très bons rapports avec les puissances traditionnelles: la France, l’Allemagne, l’Union européenne et les États-Unis, tout en ouvrant ses liens avec de nouvelles puissances comme la Chine, la Turquie et la Russie.
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Aussi, le Togo fait de la Médiation et de la diplomatie de coulisse, des cordes de son arc diplomatique. Le président togolais s’est souvent positionné en facilitateur de dialogue en Afrique de l’Ouest, du Centre, entre organisations régionales, entres belligérants internes, etc. Garder un canal avec le Kremlin lui permet de maintenir une influence centrale dans l’architecture de sécurité régionale.
Pour Moscou, la présence confirmée du président du Conseil du Togo représente un signal diplomatique assez élevé.

