Les critiques, portées notamment par des responsables de l’opposition et des acteurs de la société civile, dénoncent l’absence de solution durable à la crise politique nationale. Pour Gilbert Bawara, ces reproches ne rendent pas suffisamment compte des efforts entrepris par les autorités.
Le ministre a notamment mis en avant le rôle de Faure Gnassingbé dans les médiations et le règlement de différends internationaux, une implication qu’il estime « saluée unanimement » dans la sous-région, en Afrique et au-delà.
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Reconnaissant aux contestataires leur liberté d’expression au nom de la démocratie, Gilbert Bawara les a toutefois invités à privilégier une approche pragmatique, au-delà des considérations politiques. Il a également assuré que le président du Conseil resterait disponible pour contribuer au règlement d’un différend, si des acteurs politiques ou de la société civile le sollicitaient.
Le dialogue politique mis en avant
Pour étayer sa défense, le ministre a rappelé les différents cadres de concertation mis en place au Togo, notamment le Cadre permanent de concertation (CPC), dont les travaux se poursuivent. Il a souligné que certaines voix dénonçant l’inaction des autorités ne participaient pas à ces échanges.
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Gilbert Bawara reconnaît néanmoins qu’« aucune œuvre humaine n’est parfaite ». Il estime cependant que la recherche d’un compromis exige un engagement partagé et que chaque partie doit assumer sa responsabilité dans le processus.
Cette position traduit la volonté du gouvernement de défendre les mécanismes de dialogue existants, alors que leur capacité à répondre durablement aux tensions politiques demeure au cœur des divergences entre pouvoir, opposition et société civile.

