Pour la première fois depuis 2011, la balance commerciale de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) est repassée dans le vert en 2025. Selon le dernier rapport de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) présenté le 22 juillet à Dakar, la zone a dégagé un solde positif de 6 318,2 milliards de F CFA, tiré par l’envolée des exportations d’or, de cacao et d’hydrocarbures.

L’année 2025 marque une rupture par rapport au déficit de 171 milliards de F CFA enregistré un an plus tôt. Les ventes de marchandises vers l’extérieur ont progressé de 38,6 % pour atteindre 33 177,7 milliards de F CFA, tandis que les importations n’ont augmenté que de 11,4 %. Trois produits clés: l’or (12 050,8 milliards), le cacao (7 031,2 milliards) et le pétrole (4 406,3 milliards) concentrent désormais 71 % des recettes d’exportation de la région, compensant le repli de 16 % observé sur le coton.

Lire aussi : Conseil des ministres : le Togo accélère ses réformes en faveur du développement durable

La Bceao attribue cette performance à l’augmentation des capacités de production pétrolière et gazière en Côte d’Ivoire, au Niger et au Sénégal, la production quotidienne du bloc passant de 192 942 à 233 870 barils. À cela s’ajoute une hausse favorable des cours internationaux, notamment pour la filière cacaoyère.

Consolidation des réserves et incertitudes pour l’exercice 2026

Cet excédent commercial a permis de renforcer les avoirs en devises de l’Union, en hausse de plus de 8 400 milliards de FCFA, appuyé par un strict respect du rapatriement des recettes d’exportation. Ces ressources extérieures viennent à point nommé pour stabiliser les finances publiques et maintenir l’ancrage monétaire, dans un contexte de baisse des investissements directs étrangers (en recul de 1 947,3 milliards) et de contraction des financements extérieurs.

Suivez notre chaîne WhatsApp ici 

Toutefois, la conjoncture de l’année 2026 s’avère plus incertaine. La baisse récente du cours de l’or et la remontée des prix du pétrole due aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient alourdissent la facture énergétique de la zone. Face à ces facteurs d’instabilité, l’institut d’émission a ajusté ses perspectives de croissance régionale de 6,4 % à 6,1 % pour 2026, tout en maintenant ses taux directeurs inchangés lors de sa dernière session de juin.

Share.

@: lenouveaureporter@gmail.com. Pour vos demandes de couvertures médiatiques, annonces, pub, productions multi-support… Veuillez-vous adresser au : Tél : (00 228) 92 60 75 77 / 99 50 60 10

Leave A Reply