En mer, une attaque de pirates, un incendie à bord d’un navire ou encore un trafic d’armes peuvent rapidement devenir des menaces pour la sécurité des côtes. Pour éprouver sa capacité à faire face à ces risques, le Togo a mobilisé ses forces de défense et de sécurité dans le cadre de la 9e édition de l’exercice maritime Grand African NEMO 2026, achevée le mercredi 4 novembre à Lomé.

Organisée pendant 3 jours par la préfecture maritime, avec l’appui de l’Union européenne (UE) et la participation de la marine nationale française, cette opération a réuni environ 300 participants issus de 24 administrations. 3 scénarios ont servi de cadre aux manœuvres : une attaque de pirates, un incendie en mer et un trafic d’armes et de stupéfiants.

Pour ces simulations, le dispositif togolais a mobilisé 3 patrouilleurs de haute mer, 3 embarcations, 6 vedettes de la marine nationale, 3 vedettes de la gendarmerie et 3 aéronefs de l’armée de l’air.

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À l’issue de l’exercice, le préfet Maritime, le colonel Takunyadi Neyo, a mis en avant la capacité des services nationaux à coordonner leurs moyens. « Tout ça, ce sont des capacités que le Togo a ; il coordonne l’ensemble de ces moyens pour aboutir à de très bons résultats », a-t-il indiqué.

Une coopération régionale mise à l’épreuve

Au-delà des capacités nationales, Grand African NEMO a permis de tester les mécanismes de coopération entre pays riverains du golfe de Guinée, conformément à l’architecture de Yaoundé, adoptée le 25 juin 2013. Dans un scénario de trafic illicite, le Nigeria a signalé un navire suspect au Bénin, qui a ensuite alerté les autorités togolaises. Ces dernières ont procédé à son interception simulée.

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La sécurisation de cet espace maritime représente également un enjeu économique majeur. En 2025, le port de Lomé a traité 2,4 millions d’EVP, soit une progression de 16 % en un an. Le trafic global de marchandises avait atteint 30,6 millions de tonnes en 2024, dont 20,2 millions en transbordement. La protection des routes maritimes demeure ainsi un enjeu pour la continuité des échanges commerciaux et l’attractivité portuaire du Togo.

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