Le Togo engage une nouvelle phase de réflexion sur l’avenir de son système éducatif. Le gouvernement a lancé, le jeudi 23 juillet, le processus de révision du Plan sectoriel de l’éducation (PSE) 2020-2030, un chantier stratégique destiné à adapter les politiques éducatives aux nouveaux défis et aux ambitions nationales de développement.
Prévue sur 15 mois, cette révision devra aboutir à un cadre actualisé capable d’orienter les actions du secteur jusqu’à l’horizon 2030. La cérémonie de lancement a été présidée par le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, en présence du ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Prof. Gado Tchangbedji, du Secrétaire technique permanent du PSE, Prof. Sena Yawo Akakpo-Numado, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
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Adopté en 2020 dans un contexte marqué par les conséquences de la pandémie de Covid-19, le PSE a permis d’engager plusieurs réformes. Sa révision vise désormais à dresser un bilan des acquis, identifier les insuffisances et définir de nouvelles orientations pour améliorer la performance du système éducatif.

Les résultats présentés témoignent de progrès importants. Dans l’enseignement préscolaire, le taux net de couverture des enfants de 4 à 5 ans atteint 45,2 %. Au primaire, le taux brut de scolarisation s’élève à 116,68 %, tandis que le taux d’achèvement atteint 94,64 %. Toutefois, certains défis persistent, notamment au premier cycle du secondaire où les indicateurs restent en dessous des objectifs fixés.
Dans ce segment, le taux brut de scolarisation des filles est de 78,6 %, contre une cible de 92,7 %, alors que le taux d’achèvement a reculé à 61,4 % en 2024. À l’inverse, l’enseignement technique et la formation professionnelle connaissent une dynamique positive. La proportion d’apprenants orientés vers ces filières est passée de 30 % en 2020 à 46 % en 2024.
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La nouvelle phase du PSE portera notamment sur l’actualisation du diagnostic du système éducatif, l’évaluation des résultats obtenus, la révision du modèle de financement et l’adaptation des objectifs et indicateurs de performance.

Soutenu par le Partenariat mondial pour l’éducation, l’Unesco et l’Institut international de planification de l’éducation de Dakar, le processus devra également intégrer les nouveaux enjeux liés à la transformation numérique, au changement climatique et à l’évolution des financements internationaux.
À travers cette révision, les autorités ambitionnent de bâtir un système éducatif plus performant, inclusif et mieux aligné sur les besoins du développement national. Le futur Plan sectoriel devra ainsi constituer une nouvelle feuille de route pour accompagner les transformations éducatives du Togo jusqu’à la fin de la décennie.

