Elle sera secondée par le Béninois Désiré Henri Aihou, élu vice-président. Leur désignation intervient quelques jours après la prestation de serment, le 6 octobre, de 5 magistrats, en présence du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, président en exercice de l’organisation.
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Le collège comprend également la Gambienne Awa Bah, la Nigériane Henrietta Uzoamaka Didigu et le Togolais Yaouza Ouro-Sama. Leur mandat de magistrat, non renouvelable, court jusqu’en 2030. La présidence et la vice-présidence sont exercées pour 2 ans.

Pour l’espace communautaire, les enjeux sont importants. La Cour veille à l’application du droit de la Cédéao examine notamment les requêtes relatives aux violations présumées des droits humains. Son fonctionnement peut contribuer à offrir un recours judiciaire et à renforcer la protection des droits fondamentaux.
La nouvelle équipe devra mettre en œuvre le plan stratégique 2026-2030, baptisé « Justice 2030 ». Celui-ci vise à rapprocher la justice des citoyens, améliorer les performances de la juridiction et accroître la crédibilité de ses décisions.
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Sa mission s’annonce dans un contexte régional complexe, marqué par le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Cédéao, devenu effectif en janvier 2025. Cette évolution pose des questions sur la portée des mécanismes judiciaires communautaires à l’égard des ressortissants de ces pays.

La présidence Brumskine sera attendue sur sa capacité à préserver le rôle de la Cour dans le règlement des différends et la défense des droits, tout en faisant progresser son efficacité et la confiance du public.

