La nouvelle Feuille de route gouvernementale 2026-2031 poursuit son ancrage territorial. À Dapaong, les principaux acteurs de la région des Savanes ont pris connaissance, le jeudi 3 septembre 2026, des grandes orientations issues de la phase de structuration de ce document appelé à guider l’action publique pour les 5 prochaines années.
Loin d’une simple présentation institutionnelle, cette rencontre s’inscrit dans une démarche d’appropriation collective. L’objectif consiste à permettre aux forces vives locales de s’aligner sur les priorités nationales et de contribuer, chacune à son niveau, à leur traduction concrète sur le terrain.
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Cette étape clôture un long processus participatif, au cours duquel les acteurs régionaux avaient été invités à formuler des propositions et recommandations. Autant de contributions qui ont directement nourri l’élaboration de cette Feuille de route, pensée pour associer l’ensemble des composantes de la société, tant dans la définition des priorités que dans leur mise en œuvre et leur évaluation.
Au terme des travaux techniques, le document s’articule désormais autour de 3 axes stratégiques, 9 ambitions et 15 programmes structurants. Des initiatives dont les ambitions dépassent le simple cadre quinquennal, puisqu’il vise notamment le doublement du revenu par habitant et la réduction du taux de pauvreté sous la barre des 15 %.

Présidant les échanges, le gouverneur de la région des Savanes, Affoh Atcha-Dedji, a toutefois appelé à la prudence, rappelant le contexte international particulièrement contraint dans lequel s’inscrit cette ambition. « On assiste à une raréfaction des ressources tandis que les besoins des populations ne cessent de s’accroître », a-t-il souligné, invitant les acteurs à privilégier l’efficacité dans la mise en œuvre et le suivi des actions.
Pour le conseiller spécial du président du Conseil, Etsri Homevor, cette Feuille de route ne relève pas d’une simple déclaration d’intentions, mais constitue un cadre opérationnel assorti d’objectifs mesurables dans des secteurs jugés prioritaires : la santé, l’éducation, l’eau potable, l’énergie, la transformation numérique et l’emploi des jeunes. Il a par ailleurs insisté sur la portée de cette restitution, qui permet de rendre compte aux acteurs locaux de la manière dont leurs contributions ont façonné les priorités retenues.
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Reste désormais le défi du suivi. Les autorités entendent mettre en place un système fiable et régulier, capable de mesurer les avancées, d’évaluer les résultats et de réajuster les interventions si nécessaire. Un enjeu de coordination entre les échelons local, régional et central, présenté comme la clé pour transformer ces ambitions en résultats tangibles pour les populations des Savanes.

