Les politiques publiques devraient davantage s’appuyer sur l’expérience des entrepreneurs africains pour mieux répondre aux obstacles qu’ils rencontrent, estime un rapport du PNUD.

L’environnement réglementaire constitue le principal obstacle à la croissance des startups africaines, devant le manque de capitaux, selon un rapport du PNUD, qui pointe la lourdeur et l’imprévisibilité des politiques publiques comme des freins à l’innovation sur le continent.

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Le PNUD estime que cette situation est d’autant plus critique que l’Afrique comptera plus de 40 pour cent de la jeunesse mondiale en 2030. Malgré 600 milliards de dollars d’épargne institutionnelle disponible, le déficit de financement des PME persiste, les investisseurs se détournant de cadres juridiques jugés trop instables et risqués.

Nourri des témoignages de plus de 150 acteurs dans plus de dix pays, le rapport dénonce un décalage : les États imposent parfois aux jeunes entreprises de trois salariés les mêmes contraintes qu’à une société cotée en bourse, entraînant des coûts de conformité prohibitifs.

Au Sénégal, cinq années ont été nécessaires à la mise en œuvre du Startup Act. En Sierra Leone, l’absence de fiscalité adaptée freine l’activité, tandis qu’au Nigeria, les lenteurs des procédures de certification sanitaire pénalisent les jeunes entreprises.

À l’échelle continentale, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) peine à concrétiser ses promesses, indique le rapport. Faute de reconnaissance mutuelle des normes techniques et face aux restrictions qui pèsent sur la mobilité des entrepreneurs, le marché africain reste fragmenté, compliquant le développement transfrontalier.

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Pour surmonter ces obstacles, le PNUD préconise une démarche fondée sur des consultations directes entre entrepreneurs et décideurs de l’Union africaine (UA). L’objectif est de transformer les réalités du terrain en réformes juridiques, en modèles de lois et en cadres réglementaires harmonisés.

Le rapport invite l’UA à publier annuellement un indice mesurant, pays par pays, l’environnement réglementaire des startups. Il recommande également d’associer systématiquement les entrepreneurs aux futures réformes afin de mieux adapter les politiques publiques aux réalités et aux besoins des jeunes entreprises.

dpa

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