L’Assemblée nationale a franchi une étape décisive le 23 mars 2026 en adoptant le projet de loi portant transfert des missions, du personnel et du patrimoine du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (Faiej) à l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADTPME). Cette réforme structurelle vise à simplifier le parcours des entrepreneurs en regroupant les forces d’accompagnement sous une bannière unique.
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Loin d’être une simple formalité administrative, ce regroupement répond à un besoin de modernisation de l’action publique. L’objectif du Gouvernement est de rendre les mécanismes d’appui plus lisibles et d’éviter les chevauchements entre les différentes institutions. En devenant l’interlocuteur central, l’ADTPME proposera un guichet unique offrant à la fois un soutien technique, des programmes de formation et un appui facilité à l’accès au financement.
Le Gouvernement insiste sur le fait que cette mutation ne signifie pas la fin des actions du Faiej, mais leur renforcement. Depuis sa création en 2013, le fonds a mobilisé plus de trois milliards de FCFA et accompagné plus de 5 000 jeunes bénéficiaires. Tous les engagements pris et les contrats de financement existants restent pleinement valables. Les guichets demeurent ouverts pour garantir la continuité du service auprès des porteurs de projets.
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Cette réforme s’inscrit dans la vision du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui place l’initiative privée au cœur du développement national. Alors que les TPME représentent près de 80 % du tissu économique togolais, l’ADYPME doit désormais servir de moteur pour la création d’emplois durables. Pour la ministre du Développement à la base, cette ambition vise à bâtir un secteur privé plus compétitif et inclusif, capable de porter la croissance du pays sur le long terme.

