Le Togo renforce sa stratégie de sécurisation énergétique à travers une coopération accrue avec le Bénin et la Côte d’Ivoire. Réunis le 17 juillet 2026 lors d’une table ronde ministérielle soutenue par le Groupe de la Banque mondiale, les 3 pays ont réaffirmé leur volonté d’accélérer les investissements dans le gaz naturel et l’électricité afin de répondre à une demande énergétique en forte croissance.

L’enjeu est majeur pour Lomé. Le gaz naturel assure actuellement 71 % de la production électrique nationale. Cette dépendance est également observée au Bénin et en Côte d’Ivoire, où le gaz représente respectivement 76 % et 75 % de la production d’électricité. Dans un contexte d’industrialisation progressive et d’augmentation des besoins des populations, la sécurisation des approvisionnements devient une priorité stratégique.

Lire aussi : Marché régional : le Togo vise 20 milliards FCFA à travers une nouvelle émission obligataire

Les discussions ont principalement porté sur le projet régional PRIME-GAS, approuvé par la Banque mondiale en juin 2026. Cette initiative vise à développer les marchés gaziers nationaux, harmoniser les cadres réglementaires et favoriser les échanges entre les trois pays. Elle prévoit notamment l’importation conjointe de gaz naturel liquéfié (GNL), la réalisation d’infrastructures gazières et le renforcement de l’intégration des marchés de l’électricité.

Pour le Togo, l’importation mutualisée de GNL constitue un levier important. En regroupant leurs besoins, les États participants pourraient bénéficier de meilleures conditions d’achat et renforcer leur pouvoir de négociation sur le marché international.

Suivez notre chaîne WhatsApp ici 

Cette réflexion s’inscrit dans la continuité des démarches engagées par Lomé depuis plusieurs années pour diversifier ses sources d’approvisionnement. Le pays étudie notamment le développement d’infrastructures de stockage et de regazéification ainsi que le renforcement de ses connexions gazières régionales.

Parallèlement, les perspectives se sont élargies avec la signature, le 19 juillet à Freetown, de l’accord intergouvernemental relatif au Gazoduc africain atlantique. Ce projet d’envergure, reliant le Nigeria au Maroc sur près de 6 800 kilomètres et traversant 13 pays dont le Togo, pourrait offrir au pays une nouvelle source d’approvisionnement à l’horizon 2031.

Lire aussi : Togo: l’ambassadeur de l’Union européenne, Gwilym Ceri Jones, dresse un bilan positif

À travers ces initiatives, le Togo consolide sa position dans la dynamique d’intégration énergétique régionale et renforce les bases de sa sécurité énergétique à long terme.

Share.

@: lenouveaureporter@gmail.com. Pour vos demandes de couvertures médiatiques, annonces, pub, productions multi-support… Veuillez-vous adresser au : Tél : (00 228) 92 60 75 77 / 99 50 60 10

Leave A Reply