Le Togo entend faire de la COP31 un levier de financement de ses projets climatiques. Le jeudi 22 octobre 2026, à Lomé, le ministère de l’Environnement a organisé une rencontre nationale d’information et de concertation pour préparer la participation du pays à la 31e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, prévue du 9 au 20 novembre à Antalya, en Turquie.
La rencontre a rassemblé des représentants des institutions de la République, du secteur privé, des collectivités territoriales ainsi que des partenaires techniques et financiers. L’objectif est de coordonner les positions nationales et de définir une démarche commune face aux enjeux climatiques.
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Au-delà de la participation aux négociations internationales, le Togo veut obtenir des engagements susceptibles de soutenir la mise en œuvre de ses projets. 3 axes structurent les préparatifs : la constitution d’un portefeuille de projets climatiques prioritaires, le renforcement de la visibilité du Fonds Vert Togo et l’organisation de rencontres bilatérales avec les institutions financières et les investisseurs internationaux.
Cette démarche vise à faciliter l’accès aux ressources financières, techniques et technologiques nécessaires aux actions d’adaptation et d’atténuation des changements climatiques. La préparation d’un portefeuille de projets doit notamment permettre de présenter aux partenaires des initiatives identifiées, structurées et susceptibles de bénéficier de financements.
La mobilisation du secteur privé et des collectivités territoriales constitue également un enjeu important. Les besoins climatiques concernent en effet plusieurs domaines du développement local et nécessitent une coordination entre les acteurs publics, économiques et financiers.
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Représentant le ministre de l’Environnement, le secrétaire général du ministère, Dimizou Aoufoh Koffi, a insisté sur la nécessité d’obtenir des résultats concrets. « À la COP31, il ne s’agira plus seulement de faire entendre la voix du Togo, mais de faire en sorte que cette voix suscite des engagements et mobilise des ressources », a-t-il déclaré.
À l’approche du rendez-vous d’Antalya, le défi togolais consiste désormais à transformer ses priorités climatiques en projets finançables et en engagements suivis d’effets.

