Le Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a ouvert, le lundi 21 septembre 2026 à Accra, sa deuxième session extraordinaire de l’année, conjointement avec le deuxième séminaire parlementaire. La cérémonie s’est déroulée en présence de la vice-présidente du Ghana, Naana Jane Opoku-Agyemang.
Dans son discours d’ouverture, la présidente de l’institution, Mémounatou Ibrahima, a rendu hommage à Kwame Nkrumah, dont la naissance est commémorée le 21 septembre. Elle a également salué l’hospitalité du Ghana et remercié ses autorités pour l’accueil réservé aux travaux parlementaires.
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La présidente a félicité le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, récemment porté à la tête de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao, ainsi que le nouveau président de la Commission, le général Birame Diop. Elle a réaffirmé la disponibilité du Parlement à soutenir l’intégration régionale et la coopération institutionnelle.

Prévu du 21 au 23 septembre, le séminaire parlementaire porte sur les liens entre changement climatique, dégradation environnementale, déplacements de populations et insécurité dans l’espace communautaire. Pour Mémounatou Ibrahima, les effets climatiques dépassent les enjeux environnementaux et touchent les dimensions humanitaires, économiques, migratoires et sécuritaires. Elle a appelé à traduire les engagements des États en législations, budgets et politiques concrètes.

La session extraordinaire sera principalement consacrée à l’examen et à l’adoption du projet de budget du Parlement pour 2027, ainsi qu’au programme annuel d’activités. Les députés examineront également plusieurs rapports et participeront aux activités du Réseau des femmes parlementaires de la Cédéao.
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Elle a insisté sur la nécessité d’une discipline budgétaire, afin que les ressources mobilisées répondent à des priorités définies et produisent des résultats utiles aux populations. Le contrôle des politiques publiques et des dépenses consacrées à la résilience climatique doit, selon elle, rester au cœur du mandat parlementaire. Les échanges doivent ainsi déboucher sur des recommandations associant adaptation, prévention des conflits et protection des groupes vulnérables, dans une approche coordonnée et solidaire.
La présidente a invité les participants à privilégier le dialogue, la responsabilité et des recommandations pragmatiques face aux défis régionaux.

