Le Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et l’Assemblée législative de l’Afrique de l’Est (EALA) veulent renforcer leur coopération. Une rencontre organisée à Arusha, en Tanzanie, a réuni les deux institutions autour de la nécessité de consolider la concertation parlementaire à l’échelle africaine.
Présente à cette rencontre, la présidente du Parlement de la Cédéao, Hadja Memounatou Ibrahima, a salué une initiative appelée à rapprocher les expériences parlementaires des deux espaces communautaires. Les échanges doivent également favoriser une dynamique de coopération avec les autres parlements régionaux et les membres associés de l’Union interparlementaire (UIP).
Lire aussi : Togo : classement des institutions bancaires nationales
Pour la responsable parlementaire, les différences entre les régions ne doivent pas constituer un obstacle à l’action commune. Les défis liés à la paix, à la sécurité, au développement économique, à l’intégration et à la gouvernance dépassent de plus en plus les frontières des communautés régionales. Ils appellent, selon elle, des réponses coordonnées.

Cette démarche s’inscrit dans une vision de diplomatie parlementaire fondée sur le dialogue, la coordination et la recherche de positions communes. Elle vise aussi à renforcer la capacité des institutions parlementaires à peser sur les débats qui concernent l’avenir du continent.
« Une voix isolée peut être entendue. Des institutions qui se concertent peuvent davantage influer sur les débats et le cours des événements », a déclaré Hadja Memounatou Ibrahima.

La rencontre d’Arusha entend ainsi jeter les bases d’un rapprochement plus structuré entre les deux assemblées. L’objectif est de favoriser le partage d’expériences et la coordination sur des questions d’intérêt commun.
Suivez notre chaîne WhatsApp ici
Au-delà du cadre institutionnel, cette initiative traduit la montée en puissance de la diplomatie parlementaire comme outil d’intégration africaine. Dans un contexte marqué par des enjeux transfrontaliers, le dialogue entre les différents espaces communautaires apparaît comme un moyen de rapprocher les positions et de mieux défendre les intérêts des populations dans leurs différents espaces d’intervention.
Le rapprochement entre la Cédéao et l’EALA pourrait, à terme, ouvrir la voie à des mécanismes de coopération plus réguliers. Il confirme surtout la volonté des parlements régionaux de construire des passerelles et de promouvoir une action collective face aux défis communs du continent.

