Le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a tenu, le mercredi 9 septembre 2026 à Dakar, sa troisième réunion ordinaire de l’année. Les membres ont examiné la conduite de la politique monétaire, les risques pesant sur les perspectives économiques, le rapatriement des recettes d’exportation et la situation du système bancaire à fin juin.
Les tensions au Moyen-Orient et les perturbations des chaînes d’approvisionnement, particulièrement dans le secteur énergétique, continuent d’affecter les économies. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit désormais une croissance mondiale de 3% en 2026, contre 3,1% dans ses prévisions d’avril. L’inflation mondiale devrait atteindre 4,7%, après 4,1% en 2025.
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Dans l’Uemoa, 7 des 8 Etats membres ont procédé à une hausse des prix des carburants. Cette évolution a eu des répercussions sur le transport, le logement et certains produits alimentaires, notamment la viande, le poisson et les légumes. Le déficit budgétaire global s’est établi à 3,4% du PIB au premier semestre 2026, contre 3,2% un an auparavant. Les projections annuelles ont été revues à la hausse, en raison des mesures prises pour amortir les effets de la crise sur les populations.
L’équilibre extérieur de l’Union est resté stable au deuxième trimestre. Il pourrait toutefois évoluer moins favorablement sur l’ensemble de l’année, sous l’effet de la dégradation attendue des termes de l’échange.
Sur le marché monétaire, les conditions se sont assouplies grâce à une liquidité bancaire confortable et à la baisse des taux directeurs décidée en mars. Le taux directeur principal est passé de 3,25% à 3%. Les crédits au secteur privé ont progressé de 6,6% à fin juin, après 6% à fin mars.
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A l’ouverture, le gouverneur Jean-Claude Kassi Brou a indiqué que l’inflation de l’Union était ressortie à 0,4% au deuxième trimestre, après -0,2% au trimestre précédent. Elle a ensuite atteint 1,2% en juillet et 1,7% en août, une progression qui justifie une surveillance attentive des prix et des risques économiques dans l’Union.

