Le Togo confirme sa progression aux examens nationaux. Avec 81,27 % de réussite au Baccalauréat deuxième partie (BAC II) 2026, le pays arrive en tête des résultats présentés pour les États de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Sur 75 844 candidats présents, 61 640 ont été déclarés admis.
Le classement place le Togo nettement devant le Bénin, deuxième avec 66,78 %, et le Burkina Faso, troisième avec 61,54 %. Suivent le Sénégal, avec 54,50 %, le Niger, à 40,61 %, et la Côte d’Ivoire, à 40,60 %. Le Mali ferme ce classement avec 34,23 %. L’écart avec le Bénin atteint 14,49 points.
Cette performance s’inscrit dans une progression notable. Le taux de réussite était de 46,71 % en 2024, avant de passer à 72,63 % en 2025. En deux ans, l’amélioration atteint donc près de 35 points.
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Cette évolution intervient après plusieurs réformes engagées dans le secteur éducatif sous l’impulsion de Faure Gnassingbé, aujourd’hui président du Conseil. Les mesures portent notamment sur le renforcement des effectifs enseignants, les infrastructures scolaires, les manuels et la qualité des apprentissages.
Depuis 5 ans, environ 4 000 enseignants sont recrutés chaque année. En 2026, 3 136 enseignants admissibles au concours national ont également suivi une formation préparatoire avant leur prise de fonction. La réouverture et la réhabilitation des Écoles normales de formation des professeurs d’école participent à la professionnalisation du corps enseignant.
Pour la rentrée 2025-2026, des classes scientifiques expérimentales ont été introduites en quatrième et en troisième. Le suivi pédagogique des enseignants a aussi été renforcé, tandis que des dispositifs cherchent à faciliter la transition entre le primaire et le collège.
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La qualité de l’enseignement est évaluée. En juillet, le ministère a validé le rapport d’évaluation des pratiques enseignantes réalisée avec l’outil Teach Primary, afin d’orienter le renforcement des compétences.
Le taux de réussite ne suffit toutefois pas à mesurer, à lui seul, la qualité globale d’un système éducatif. Les programmes, les modalités d’évaluation et les critères de validation peuvent varier d’un pays à l’autre. La comparaison régionale doit donc être interprétée avec prudence.
Elle demeure néanmoins significative pour la session 2026. Parmi les 7 pays de l’Uemoa présentés, le Togo affiche le taux le plus élevé, avec plus de 8 candidats admis sur 10.
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Le défi, désormais, sera de consolider cette progression et de transformer les bons résultats du BAC II en amélioration durable de l’ensemble du parcours scolaire.

