L’Assemblée nationale togolaise poursuit l’engagement du pays en faveur du règlement pacifique des différends internationaux. Les députés ont adopté en première lecture, le vendredi 9 octobre 2026 à Lomé, le projet de loi autorisant la ratification de la convention portant création de l’Organisation internationale pour la médiation (IOMed). Cette décision ouvre la voie à une participation renforcée du Togo à ce mécanisme consacré au dialogue entre les parties en conflit.
La deuxième séance plénière de la deuxième session ordinaire de l’année a été dirigée par le président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, en présence du ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions, Gilbert Bawara.
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Adoptée le 30 mai 2025 à Hong Kong, en Chine, la convention établit un cadre intergouvernemental destiné à promouvoir la médiation comme moyen de prévention et de règlement des différends. Le mécanisme repose sur le consentement des parties, la souplesse des procédures et le dialogue. Il couvre notamment les litiges entre États, ceux impliquant un État et des ressortissants étrangers, ainsi que certains différends commerciaux internationaux entre acteurs privés.
Un engagement diplomatique renforcé
Le Togo compte parmi les 35 pays fondateurs de l’organisation, aux côtés du Bénin, du Gabon et du Nigeria pour le continent africain. Il a signé la convention le 19 août 2025. Sa ratification doit lui permettre de participer pleinement aux travaux et aux instances de l’IOMed, tout en consolidant son expérience en matière de médiation diplomatique.

Le président de l’Assemblée nationale a souligné l’importance de cet instrument pour rapprocher les États, dissiper les tensions et contribuer à la paix. Selon Komi Selom Klassou, cette convention complète les mécanismes régionaux et internationaux existants, dans le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et du principe de non-ingérence.
Gilbert Bawara a, pour sa part, mis en avant la volonté du Togo de partager son expérience du règlement pacifique des conflits. Il a rappelé que le pays œuvre à la préservation de la stabilité nationale et apporte également son soutien aux peuples et pays confrontés à des difficultés, notamment dans les relations entre les États du Sahel et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
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Composée d’un préambule et de 63 articles répartis en 11 chapitres, la convention entend faire de la médiation un instrument de coopération internationale. La ratification définitive reste toutefois à accomplir au terme de la procédure législative.

