L’Assemblée nationale a marqué la Journée internationale des droits des femmes, ce lundi 30 mars. Cette célébration, organisée en différé, est le fruit d’une collaboration entre le Caucus des femmes parlementaires et l’Association des femmes de l’administration parlementaire (Afap). L’objectif est de bâtir une institution plus inclusive et sensible aux questions d’équité.

Le thème retenu cette année: « les réformes juridiques au Togo : un levier de protection des droits de lutte contre les violences et de promotion de l’égalité des femmes ».

L’appropriation des textes pour un impact durable

La première secrétaire parlementaire du Sénat, Molga Kadjaka-Abougnima, a souligné l’urgence d’obtenir des résultats palpables. Selon elle, une meilleure maîtrise du Code pénal et du Code des personnes et de la famille est indispensable pour influencer positivement les politiques publiques. Elle a ainsi appelé à une appropriation collective de ces instruments législatifs par l’ensemble des acteurs institutionnels.

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De son côté, la représentante résidente du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) au Togo, Elise Kakam, a mis l’accent sur le leadership des élues. Elle estime que les femmes parlementaires doivent servir de modèles pour la jeune génération et encourager l’engagement politique des citoyennes. Pour l’UNFPA, l’égalité se construit autant par les lois que par l’exemplarité des dirigeantes dans la société togolaise.

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Le défi de l’application réelle des lois

La première vice-présidente de l’Assemblée nationale, Hadja Mémounatou Ibrahima, a toutefois soulevé la question de l’efficacité de ces dispositifs sur le terrain. Bien que l’arsenal juridique soit solide, elle plaide pour une accélération des décrets d’application afin que les bénéficiaires en profitent réellement. Le Caucus des femmes parlementaires prévoit d’ailleurs d’intégrer ces préoccupations dans son prochain plan d’action.

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Pour approfondir le sujet, des expertes juridiques ont exposé les avancées des réformes récentes. La magistrate Kobauyah Tchamdja et la procureure générale près la Cour suprême, Justine Mawulawoe Azanledji-Ahadzi, ont animé les débats. Leurs interventions ont permis aux participantes de renforcer leurs compétences pour un meilleur usage de ces textes dans le travail parlementaire quotidien.

 

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