La bonne gouvernance doit se mesurer à ses effets sur la vie quotidienne des citoyens. C’est le message défendu par Hadja Mémounatou Ibrahima lors de la 153ᵉ Assemblée de l’Union interparlementaire (UIP), organisée à Arusha, en Tanzanie. À cette rencontre, la présidente du Parlement de la Cédéao a appelé à renforcer l’inclusion, la transparence et l’égalité des chances pour consolider les institutions et améliorer les conditions de vie des populations.
Intervenant autour du thème consacré au renforcement de la gouvernance et des capacités locales, grâce à l’inclusion, à la confiance et à l’égalité des chances, elle a souligné la nécessité de placer les citoyens au centre de l’action publique. Pour elle, les institutions doivent pouvoir répondre aux défis des conflits, des inégalités, des changements climatiques, de l’insécurité, du terrorisme et du chômage des jeunes.
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Cette vision rejoint, selon son allocution, les priorités de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et l’Objectif de développement durable n° 16 des Nations unies, consacré à la paix, à la justice et à l’efficacité des institutions. La gouvernance ne saurait ainsi se limiter aux principes : elle doit se traduire par des services publics de qualité et des réponses concrètes aux préoccupations des populations.
Hadja Mémounatou Ibrahima a également insisté sur la responsabilité des parlements. À travers l’élaboration des lois, le contrôle budgétaire et le suivi de l’action publique, les élus doivent contribuer à garantir la transparence dans la gestion des ressources et à demander des comptes aux gouvernements.

L’inclusion constitue un autre axe majeur de son intervention. Les femmes, les jeunes, les personnes en situation de handicap et les groupes sous-représentés doivent pouvoir participer aux décisions qui les concernent. La représentante a notamment rappelé la place stratégique de la jeunesse africaine dans la construction des sociétés de demain.
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Elle a, par ailleurs, plaidé pour des décisions fondées sur des données fiables, l’évaluation des politiques publiques, l’accès à l’information et une gouvernance de l’intelligence artificielle centrée sur l’humain.
Pour finir, elle a appelé à renforcer la coopération interparlementaire et la diplomatie parlementaire afin de partager les bonnes pratiques et de consolider les institutions. L’enjeu, a-t-elle défendu, est de faire des parlements des acteurs plus inclusifs et efficaces, capables de susciter la confiance des citoyens.

