Les filières ananas, mangue et soja au Togo disposent désormais de nouveaux outils pour mieux organiser leurs activités et renforcer leur compétitivité. Validés le mois dernier par les acteurs concernés, ces instruments visent à clarifier les relations commerciales, améliorer la gouvernance des interprofessions et financer des actions communes au bénéfice des chaînes de valeur.
6 accords interprofessionnels, soit deux par filière, encadrent la contractualisation entre les acteurs et la contribution volontaire obligatoire, un mécanisme de financement collectif. 3 accords-cadres conclus entre l’État et les interprofessions précisent les bases de leur collaboration.
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Les participants ont aussi examiné les modèles économiques et leur cohérence avec les plans de développement inclusifs. Pour le soja, les orientations privilégient la transformation semi-industrielle, l’exportation de produits biologiques certifiés et l’intégration des activités de production, de transformation et d’exportation.
À l’horizon 2035, le plan de développement de cette filière ambitionne une organisation plus compétitive et durable, tournée vers la transformation locale et les marchés régionaux et internationaux. Cette orientation pourrait accroître la valeur créée au Togo, diversifier les débouchés et renforcer les revenus des acteurs, sous réserve de la mise en œuvre effective des actions prévues.
La place accordée aux femmes et jeunes constitue un enjeu. Ils devront représenter au moins 40 % des bénéficiaires des mesures de transformation et d’accompagnement prévues pour la filière soja. Leur participation pourrait favoriser une répartition plus inclusive des opportunités.
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La démarche s’inscrit dans le Programme de promotion de la compétitivité du secteur privé (ProComp), qui accompagne les interprofessions dans l’amélioration de leur gouvernance et de leurs capacités organisationnelles. L’efficacité de ces outils dépendra de leur application, du respect des engagements et de la mobilisation des financements nécessaires. Pour les producteurs comme pour les transformateurs, l’objectif est de structurer les filières et de mieux tirer profit de leur potentiel national.

