Pour une population de plus de 8 millions d’habitants, le Togo ne dispose que de 24 dermatologues. Un déficit de spécialistes qui pose la question de l’accès aux soins dermatologiques, notamment en dehors de Lomé. C’est à ces enjeux liés à la prise en charge et à téléexpertise que répondent les 4es Assises africaines de dermatologie. Organisée par la Fondation Pierre Fabre avec la Société togolaise de dermatologie et des infections sexuellement transmissibles (Sotoderm), cette rencontre s’est ouverte, ce 14 septembre à Lomé par une conférence de presse.
Ces assises constituent un espace de partage autour de la prise en charge des maladies de peau, de la formation, de la recherche et de l’innovation. Elles réunissent des dermatologues, médecins, chercheurs, acteurs de santé publique et partenaires institutionnels autour de solutions adaptées aux réalités africaines.
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« Les Assises de Dermatologie Africaines […] ont pour vocation le partage de la connaissance et des bonnes pratiques, entre pays africains, afin de mieux diagnostiquer et soigner les maladies de peau partout, et pas seulement en capitale », a déclaré Béatrice Garrette, directrice générale de la Fondation Pierre Fabre.

Le présidium
Au Togo, la Fondation accompagne depuis 2018 les initiatives de télédermatologie portées avec la Sotoderm. Selon Christophe Przybylski, directeur scientifique de la Fondation, « plus de 13 000 consultations par an sont effectuées » grâce au dispositif, permettant aux patients de bénéficier d’une prise en charge sans devoir systématiquement se déplacer vers Lomé.
Le dispositif repose sur la formation des agents de santé et la téléexpertise pour les cas complexes. Giscar Koffi Samboe, coordinateur pays de la Fondation au Togo, indique que 202 agents de santé issus de 50 centres ont été formés et que 51 921 consultations dermatologiques ont été réalisées depuis 2018.

Conférence de presse
Pour le Dr Panawé Kassang, dermatologue au CHU de Kara et Secrétaire général adjoint de la Sotoderm, les agents périphériques sont désormais « devenus des acteurs clés de la prise en charge et de l’équité en matière d’accès aux soins dermatologiques de qualité ».
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La prise en charge des personnes atteintes d’albinisme figure également parmi les priorités. Le président par intérim de la Sotoderm, Dr Raymond Barruet, rappelle que le Togo compte 24 dermatologues et souligne que le partenariat a permis de former 202 agents, de traiter plus de 52 000 cas de dermatoses courantes et de suivre des personnes atteintes d’albinisme.
Ces assises doivent ainsi renforcer les collaborations Sud-Sud et Sud-Nord, promouvoir la recherche africaine et favoriser l’intégration durable des outils numériques dans les systèmes de santé dans plusieurs régions.
Suite à cette conférence de presse, la cérémonie officielle d’ouverture des Assises a été présidée par le ministre togolais de la Santé, Jean-Marie Koffi Ewonoulé Tessi.

« Les maladies de la peau ne sont ni secondaires ni inévitables. Elles doivent pouvoir être prévenues, diagnostiquées et prises en charge avec la même détermination que les autres priorités sanitaires. », a précisé le ministre. Pour ce dernier, soigner la peau, c’est soigner la personne dans toutes ses dimensions, c’est restaurer sa santé, sa confiance et sa dignité.

Photo de famille
Les 4es Assises africaines de dermatologie prennent fin, ce 15 septembre par une exposition photographique consacrée à l’albinisme, dont le vernissage se tiendra à l’Institut français de Lomé.

