Le président du Conseil, Faure Gnassingbé, participera au World Nuclear Symposium, à Londres, du 9 au 11 septembre, aux côtés de Lassina Zerbo, ancien Premier ministre burkinabè et président du Rwanda Atomic Energy Board. Selon Africa Intelligence, ce déplacement s’inscrit dans la volonté de Lomé de peser dans les discussions sur le financement du nucléaire civil en Afrique.

Cette démarche prolonge le plaidoyer porté par Faure Gnassingbé lors du sommet Nuclear Energy Innovation Summit for Africa (NEISA), organisé à Kigali en mai. Le dirigeant togolais y avait défendu le recours aux petits réacteurs modulaires (SMR) et aux microréacteurs, susceptibles d’accompagner le développement énergétique du continent.

Lire aussi : Togo : une agence nationale autonome pour réguler les médicaments et produits de santé

Le contexte financier évolue également. La Banque mondiale a levé son interdiction de financer des projets nucléaires, ouvrant de nouvelles perspectives pour les pays africains désireux d’explorer cette option.

À Lomé, les autorités renforcent parallèlement le cadre nécessaire à un programme nucléaire. Le Commissariat à l’énergie atomique togolais (CEAT) a été créé en janvier 2025. Plusieurs textes consacrés à la sûreté, à la transparence et à la gestion des urgences radiologiques ont depuis été adoptés.

En février 2026, le pays a signé à Vienne un cadre de programmation avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), couvrant la période 2026-2031. Le document englobe la santé, l’agriculture, la sécurité alimentaire et l’énergie. L’élection du Togo au Conseil des gouverneurs de l’AIEA pour 2025-2027 renforce son ancrage institutionnel.

Suivez notre chaîne WhatsApp ici

À Londres, Faure Gnassingbé devrait promouvoir la prochaine édition du NEISA, prévue à Lomé du 1er au 3 juin 2027. Cette diplomatie nucléaire vise à rapprocher le Togo des pays africains déjà engagés dans cette voie, notamment l’Égypte, l’Afrique du Sud, le Rwanda et le Kenya.

Estimé à 22 milliards de dollars en 2026, le marché nucléaire africain témoigne d’un intérêt croissant. Pour Lomé, l’enjeu consiste désormais à conjuguer régulation, coopération internationale, sûreté et attractivité financière afin de construire une filière crédible et durable.

Share.

@: lenouveaureporter@gmail.com. Pour vos demandes de couvertures médiatiques, annonces, pub, productions multi-support… Veuillez-vous adresser au : Tél : (00 228) 92 60 75 77 / 99 50 60 10

Leave A Reply