Une famille de Togblé Sivédomé, dans la commune d’Agoè-Nyivé 4, a perdu son toit le 20 août 2026 à l’issue d’une opération d’expulsion menée sur la base d’un jugement vieux de 7 ans. Le père de famille, ses épouses et leurs enfants vivaient dans cet immeuble depuis plusieurs années. Un différend foncier les oppose à sieur Hamidou Bouraïma.

Sur les murs de la maison désormais vidée, une inscription résume la procédure invoquée : le jugement N°3304/2019, rendu le 27 décembre 2019 par le Tribunal de grande instance de Lomé. Les proches de la famille s’interrogent toutefois sur le choix de ne cibler que leur parent, alors que d’autres personnes seraient également concernées par l’acquisition du terrain.

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Le dossier a pourtant continué son chemin devant la justice après ce premier jugement. La Cour d’appel de Lomé a statué le 27 février 2025 par l’arrêt N°097/2025, tandis que d’autres acquéreurs engageaient une tierce opposition. Plus récemment, une ordonnance datée du 14 avril 2026 a suspendu l’exécution de cette décision arrêt d’appel,  un document que la famille dit avoir présenté à l’huissier avant l’expulsion.

C’est justement sur l’interprétation de cette suspension que le désaccord se cristallise. L’huissier Têko Foli affirme avoir exécuté le jugement de première instance, devenu selon lui exécutoire après un appel jugé tardif, et estime que l’ordonnance de sursis ne concernait que la décision d’appel. Il invite désormais les parties à négocier à l’amiable.

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Reste une question de droit non tranchée : quelle décision faisait effectivement foi le jour de l’expulsion ? Une clarification judiciaire s’impose pour établir les responsabilités dans cette affaire.

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