Des journalistes agricoles venus de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel se sont retrouvés, ce 26 août à Lomé pour deux jours de formation intensive. La rencontre est initiée par le Réseau des journalistes pour la promotion des systèmes Agro Sylvio pastoraux et halieutique en Afrique de l’Ouest et au Sahel (ReJAH-AOS).
Placé sous le thème « L’information agricole à l’ère de l’Intelligence artificielle », l’atelier a été officiellement ouvert par Antoine Afanou, représentant du ministre de la Communication et des Médias, en présence du président du ReJAH-AOS, Gilles Essonana Podjoley, et d’Adrian Bell, secrétaire général de l’International Federation of Agriculture Journalists (IFAJ).
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Pour Gilles Essonana Podjoley, l’enjeu dépasse largement la simple couverture médiatique du secteur agricole. Il s’agit, selon lui, de bâtir un réseau capable de connecter chercheurs et producteurs, innovations et exploitations familiales, politiques publiques et citoyens, faisant ainsi de l’information agricole un véritable bien public stratégique.

Antoine Afanou a quant à lui insisté sur la pertinence du thème choisi, rappelant que l’enjeu n’est pas de débattre de l’opportunité d’utiliser l’intelligence artificielle dans le journalisme agricole, mais bien de définir comment le faire, avec quelles règles éthiques et quelles garanties de vérification.
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De son côté, Adrian Bell a souligné le manque de reconnaissance encore réservé au journalisme agricole et rural, malgré sa valeur stratégique, plaidant pour un accès renforcé des journalistes spécialisés à la formation et aux ressources.
À travers cette initiative, le ReJAH-AOS ambitionne de construire un espace médiatique régional dédié à l’agriculture, à l’élevage, à la pêche et au changement climatique, tout en accompagnant les politiques de souveraineté alimentaire portées par les États ouest-africains.

