Les autorités maliennes ont annoncé, le jeudi, la libération de 82 militaires détenus depuis les attaques du 25 avril, revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, et le Front de libération de l’Azawad (FLA). Selon l’armée, cette libération est intervenue au terme d’une opération minutieusement préparée et conduite grâce à une mobilisation coordonnée des moyens sécuritaires.
Les attaques du 25 avril avaient notamment ciblé le principal aéroport du Mali et provoqué la mort du ministre de la Défense. Elles s’inscrivent dans un contexte sécuritaire fortement dégradé, marqué depuis 2012 par l’activisme de groupes jihadistes, de mouvements armés touaregs et de réseaux criminels.
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Le même jour, le président de la transition, Assimi Goïta, a accordé une grâce à Yann Christian-Bernard Vézilier, ressortissant français présenté par Bamako comme un agent de renseignement. Condamné en juin à 20 ans de prison pour complot contre les institutions de la transition, il devra quitter immédiatement le territoire malien. Les autorités précisent que cette mesure n’efface pas les faits retenus par la justice.
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Ces annonces interviennent alors que Bamako renforce son rapprochement stratégique avec la Russie, tout en maintenant ses distances avec la France et les Nations unies. Malgré cette réorientation, l’insurrection jihadiste continue de menacer la stabilité du Mali.

