Longtemps confrontée aux contraintes liées à la faible mécanisation, à la dépendance climatique et aux difficultés d’accès au financement, l’agriculture togolaise a engagé depuis 2020 une importante phase de transformation. Portée par la Feuille de route gouvernementale 2020-2025, cette dynamique vise à faire du secteur agricole un levier de croissance économique, de création d’emplois et de souveraineté alimentaire.

Secteur stratégique de l’économie nationale, l’agriculture représente près de 22,8 % du produit intérieur brut et fait vivre environ 65 % de la population active. Pour relever les défis structurels qui freinaient son développement, les autorités ont privilégié une approche fondée sur la modernisation des chaînes de valeur, la professionnalisation des producteurs et le renforcement des infrastructures agricoles.

Faure Gnassingbé aux côtés des agriculteurs (Image d’archives)

Au cours des 5 dernières années, plus de 38 200 hectares de terres agricoles ont été aménagés à travers le pays, dont 234 Zones d’aménagement agricole planifié (ZAAP), devenues l’un des principaux instruments de sécurisation foncière et d’organisation de la production. Ces aménagements ont été complétés par la mise en valeur de bas-fonds et le développement de périmètres irrigués destinés à améliorer la maîtrise de l’eau.

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La mécanisation agricole a connu une progression notable avec l’acquisition de plus de 500 tracteurs, 180 motoculteurs ainsi que plusieurs équipements dédiés à la riziculture. Deux Centres régionaux de mécanisation agricole ont également été construits afin de rapprocher les services mécanisés des producteurs.

Des tracteurs

Les performances enregistrées en matière de production témoignent des effets des réformes engagées. Entre 2020 et 2025, les rendements agricoles ont progressé de 11 % pour le maïs, de 7 % pour le riz, de 17 % pour le manioc et de 32 % pour le soja. Le taux de couverture des besoins alimentaires en produits céréaliers est passé de 136 % à 153 %, avec un excédent estimé à plus de 1,37 million de tonnes en 2024.

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L’amélioration des revenus des producteurs constitue également un indicateur significatif. Dans les ZAAP, les revenus liés à certaines productions ont progressé de plus de 77 % pour le maïs et de 30 % pour le soja.

Parallèlement, l’État a renforcé l’accès aux intrants agricoles à travers la distribution d’engrais subventionnés et la multiplication des points de vente sur l’ensemble du territoire. Les producteurs bénéficient désormais d’un meilleur accès aux semences certifiées, aux services de conseil agricole et aux outils numériques d’aide à la production.

La stratégie gouvernementale s’est également traduite par un effort soutenu en faveur de la transformation agro-industrielle. 7 centres de transformation agroalimentaire ont été construits dans l’agropole de la Kara, tandis que des laboratoires spécialisés ont été mis en place pour garantir la qualité sanitaire des produits destinés au marché national et à l’exportation.

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Le secteur agricole togolais bénéficie enfin d’un accompagnement financier renforcé. Près de 20 milliards de francs CFA ont été mobilisés au profit des producteurs sous forme de crédits, de subventions et de facilités d’accès au financement, avec l’appui des partenaires bancaires et financiers.

À travers ces différentes réformes, le Togo poursuit la construction d’une agriculture plus productive, plus résiliente et davantage tournée vers la création de valeur ajoutée. Les acquis enregistrés au terme de la Feuille de route 2020-2025 traduisent une volonté de faire du secteur agricole un moteur durable de la transformation économique du pays.

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