À travers la publication de son 33ᵉ bulletin trimestriel d’informations, de prévention et d’alerte couvrant les mois de juillet, août et septembre 2026, l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) dresse le bilan des vulnérabilités nationales et livre ses prévisions. Face aux risques d’inondations, de fortes houles marines et de résurgence de pathologies épidémiques, l’institution étatique exhorte les populations à la prudence et à l’adoption rigoureuse des consignes de sécurité.
Au cours du deuxième trimestre de l’année 2026, le territoire national a été confronté à divers événements dramatiques. Entre vents violents, feux de végétation, érosion du littoral, éboulements et accidents de la circulation, les situations d’urgence ont causé des pertes humaines, de nombreux blessés ainsi que de lourds dégâts matériels. Pour la seule période précédente, les services de protection civile ont dénombré 5 571 personnes sinistrées et déploré 31 décès. Plus de 250 habitations ont été endommagées ou détruites, s’ajoutant à la perte de plusieurs hectares de cultures et de stocks vivriers.
Des prévisions hydrométéorologiques sous surveillance
Pour le trimestre juillet-août-septembre 2026, les analyses croisées des paramètres hydroclimatiques annoncent une pluviométrie globalement normale sur l’ensemble du pays. Cependant, la situation géographique des bassins versants suscite une vigilance accrue, notamment autour du barrage hydroélectrique de Nangbéto. Avec le remplissage complet de la retenue d’eau attendu pour la fin du mois d’août, d’éventuels apports pluviométriques en septembre pourraient contraindre la Communauté électrique du Bénin (CEB) à procéder à des évacuations d’eau à des débits inhabituels afin de préserver l’ouvrage.
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Sur la façade maritime, l’ANPC prévient contre des états de mer particulièrement agités. Des vagues pouvant atteindre 3,5 mètres de hauteur ainsi que des périodes de hautes marées exceptionnelles sont attendues les deuxièmes et dernières semaines de chaque mois. Ces phénomènes accentueront les risques de submersions marines et d’érosion côtière, nécessitant une grande prudence de la part des usagers de la mer et des riverains du littoral.
Santé et sécurité alimentaire : des défis persistants
Sur le plan sanitaire, la période estivale coïncide avec un risque accru de maladies diarrhéiques telles que le choléra, en particulier dans la région Maritime et le Grand Lomé. Les autorités redoutent également une transmission élevée du paludisme, de la dengue et de la fièvre jaune, tout en maintenant une surveillance étroite face aux menaces d’Ebola et de poliomyélite. Chez les enfants de 6 à 59 mois, le suivi nutritionnel reste prioritaire alors que plus de 7 000 cas de malnutrition aiguë ont été enregistrés.
Dans le secteur agricole, le nord du Togo entame sa période de soudure avant les premières récoltes de septembre, tandis que le sud amorce le séchage et la préparation des sols pour la petite saison. Le retour des troupeaux transhumants vers le nord pourrait par ailleurs générer des tensions entre agriculteurs et éleveurs si les couloirs de passage ne sont pas strictement respectés.
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Afin de réduire l’impact de ces différents aléas, l’ANPC invite les communautés locales et les comités de gestion des urgences à intensifier la sensibilisation et l’usage du système d’alerte précoce. Les populations sont vivement encouragées à entretenir les réseaux d’évacuation d’eau, à libérer les emprises vulnérables de la côte, à porter des gilets de sauvetage lors des traversées nautiques et à suivre scrupuleusement les règles de sécurité routière.
En cas de situation d’urgence ou de survenue de catastrophe, les autorités rappellent la disponibilité des lignes d’assistance directes, notamment la salle d’opérations de l’ANPC joignable au 170, le service des sapeurs-pompiers au 118, ainsi que les numéros d’intervention de la Police nationale et de la Gendarmerie.

