Lomé abrite depuis mardi 23 juin 2026 un séminaire régional de l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT) dédié à la réhabilitation des zones arborées dégradées. Ce rendez-vous rassemble des délégués venus de 14 pays du continent. Les sessions de travail se concentrent sur l’appropriation des approches méthodologiques et des outils directeurs de l’institution afin d’optimiser les projets d’agroforesterie et de reboisement, tout en prenant en compte les équilibres sociaux et économiques des communautés locales.
Au Togo, la préservation du couvert végétal constitue un pilier économique majeur pour sécuriser la qualité des sols, pérenniser les nappes phréatiques et soutenir l’agriculture nationale. Pour répondre à ces enjeux cruciaux, l’exécutif s’est engagé dans un plan de restauration ambitieux ciblant 1,4 million d’hectares de terres d’ici 2030. Cette politique publique s’adosse à la vision présidentielle visant la mise en terre d’un milliard de jeunes plants sur cette période. Les bilans officiels font déjà état de plusieurs dizaines de millions d’arbres plantés depuis le lancement des campagnes nationales de végétalisation.
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Au-delà de la préservation de la biodiversité, la rénovation des paysages forestiers représente une passerelle stratégique vers les guichets de la finance climatique internationale. Les programmes sylvicoles intègrent de plus en plus les dispositifs mondiaux liés aux crédits carbone et à l’adaptation climatique. Les assises de Lomé visent à outiller les cadres africains pour concevoir des dossiers robustes répondant aux critères des grands bailleurs de fonds. Pour lier la théorie à la pratique, une immersion sur le terrain est programmée dans la forêt classée de Missahoé, afin de partager les réussites togolaises en matière de régénération forestière.
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