21 ressortissants togolais interpellés en République de Guinée dans le cadre d’une enquête préliminaire liée à l’exploitation illégale de mines ont été officiellement remis au Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) en vue de leur rapatriement. L’opération s’est déroulée le 18 juin 2026 à Conakry sous la supervision de la direction centrale des investigations judiciaires de la Gendarmerie nationale guinéenne.
Les personnes concernées ont été confiées à Ekoué-Gouglui Amavi, délégué pays du HCTE en Guinée, chargé d’assurer leur prise en charge et de coordonner leur retour au Togo en liaison avec les autorités diplomatiques compétentes.
Lire aussi : Le Togo en quête de 30 milliards FCFA sur le marché régional des Titres publics
Selon le procès-verbal établi par les services d’enquête, ces ressortissants sont impliqués dans une procédure portant sur plusieurs infractions présumées. Les autorités guinéennes évoquent notamment l’exploitation illégale de mines, la dégradation de l’environnement, l’exercice d’activités professionnelles sans autorisation ainsi que diverses destructions prévues par le Code pénal guinéen.
Le document mentionne également des faits liés à la traite des êtres humains, réprimés par les dispositions du Code pénal ainsi que par la loi guinéenne du 6 avril 2023 relative à la lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées.
Suivez notre chaîne WhatsApp ici
Les autorités judiciaires n’ont toutefois fourni aucun détail supplémentaire sur les circonstances ayant conduit à ces interpellations ni sur l’évolution de la procédure engagée contre les personnes concernées. La remise au HCTE intervient dans le respect des dispositions du Code de procédure pénale guinéen.
Dans le procès-verbal de remise, la Gendarmerie nationale précise que le rapatriement devra être organisé avec l’appui des autorités diplomatiques togolaises. Les forces de sécurité guinéennes, notamment la Gendarmerie et la Police nationale, ont indiqué qu’elles accompagneront l’opération afin d’en garantir le bon déroulement.
Lire aussi : Togo : les Evêques misent sur la neutralité politique et le respect des dogmes
À ce stade, les autorités togolaises ne se sont pas encore officiellement exprimées sur cette affaire. Le dossier devrait néanmoins faire l’objet d’un suivi dans les prochains jours, notamment concernant l’accompagnement des ressortissants concernés et les éventuelles suites administratives ou judiciaires susceptibles d’être engagées après leur retour au pays.

