La capitale nigérienne a de nouveau été secouée par des violences sécuritaires. L’aéroport international de Niamey a fait l’objet d’une offensive coordonnée jeudi 18 juin 2026. Selon un bilan officiel communiqué par le ministère de la Défense nigérien à la télévision publique, au moins 13 personnes ont perdu la vie, parmi lesquelles 11 membres des forces de sécurité et deux civils.
Aux premières heures de la matinée, plusieurs assaillants, munis pour certains de dispositifs explosifs, ont tenté de forcer l’entrée de l’aérogare. La réaction prompte des unités militaires a permis de contenir les combats à la périphérie du site, préservant ainsi les infrastructures de la plateforme.
Lire aussi : Le Togo et le Fonds souverain saoudien explorent de nouvelles opportunités d’investissement
Les affrontements ont duré plusieurs heures à proximité du poste de contrôle principal avant le retour progressif au calme en fin de matinée. Au cours des opérations de riposte, l’armée nigérienne affirme avoir neutralisé 22 assaillants et arrêté une vingtaine de suspects. Bien que les autorités assurent que les pistes demeurent ouvertes, le trafic a subi de fortes perturbations, forçant le déroutement ou le report de plusieurs vols commerciaux. Une vaste opération de ratissage a été immédiatement déployée par le pouvoir militaire dans les quartiers périphériques de la capitale afin d’interpeller d’éventuels éléments en fuite ou des complices locaux.
Suivez notre chaîne WhatsApp ici
Cette incursion intervient moins de 5 mois après un précédent assaut contre ce même périmètre aéroportuaire. Pour le régime militaire dirigé par le général Abdourahamane Tiani, arrivé au pouvoir à la suite du coup d’État de juillet 2023, cet événement illustre la capacité de nuisance intacte des groupes armés, malgré l’installation récente de dispositifs de télésurveillance. Les analystes attribuent l’opération à l’État islamique au Sahel (EIS), très actif dans la région. À l’instar du Burkina Faso et du Mali, le Niger peine à endiguer l’expansion de l’EIS et du JNIM, en dépit de la réorientation de ses alliances stratégiques vers de nouveaux partenaires internationaux.

