Le gouvernement togolais intensifie ses efforts pour structurer le secteur cinématographique. La semaine dernière, des professionnels de l’audiovisuel, des députés de l’Assemblée nationale, des experts de l’Office togolais des recettes (OTR) ainsi que des cadres du ministère des Finances se sont rassemblés à Lomé. L’objectif de cette réunion était de parachever les mécanismes opérationnels du Fonds national de soutien à l’industrie cinématographique et audiovisuelle (Fonsica). Cette concertation doit permettre de doter enfin le secteur d’un levier financier pérenne et structuré.
Ce nouvel outil, une fois pleinement actif, est conçu pour pallier le manque de moyens qui fragilise la création nationale. Les ressources mobilisées serviront à subventionner les productions cinématographiques de l’État, à financer l’acquisition de matériels de dernière génération et à offrir un accompagnement logistique aux réalisateurs et producteurs indépendants. En sécurisant le parcours de financement des œuvres, les autorités entendent offrir aux techniciens locaux les outils nécessaires pour élever la qualité de leurs créations aux standards internationaux.
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Au-delà de l’appui artistique, les discussions menées sous l’égide du ministère de la Culture visent à poser les bases d’une véritable économie de marché. Les parties prenantes travaillent à l’élaboration d’un cadre réglementaire consensuel et transparent pour encadrer la distribution des fonds.
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À terme, le déploiement du Fonsica ambitionne de professionnaliser l’ensemble des métiers de l’image, de stimuler les opportunités de coproduction avec des partenaires étrangers, et de transformer le cinéma togolais en un pôle d’attractivité capable de générer des emplois durables pour la jeunesse.

