Le Togo renforce sa position commerciale au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Grâce à la transition numérique du certificat d’origine, le pays a facilité des exportations d’une valeur de 37,3 milliards de FCFA en 2025. Cette réforme permet de fluidifier les échanges transfrontaliers et d’accroître la compétitivité des entreprises industrielles locales sur le marché régional.
Selon les récentes données officielles, les services compétents ont délivré 1 973 certificats numériques au cours de l’année écoulée. Ce dispositif a profité à 25 entreprises pour un total de 282 produits industriels agréés. Ces flux s’intègrent dans un écosystème productif plus large, où 65 sociétés bénéficient de la Taxe préférentielle communautaire (TPC). Ce mécanisme permet aux opérateurs économiques d’exporter leurs marchandises sans droits de douane dans l’espace communautaire.
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Les produits fabriqués au Togo trouvent principalement preneurs auprès des partenaires de la sous-région, notamment le Niger, le Burkina Faso, le Mali et le Bénin. Le certificat d’origine joue ici un rôle déterminant, car il atteste que les marchandises respectent les règles de production de l’Union. En remplaçant les procédures papier par une version numérique, les autorités lèvent les barrières administratives qui freinaient autrefois la dynamique des ventes.
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Cette mutation technologique marque une rupture majeure dans la gestion du commerce extérieur. La dématérialisation réduit significativement les délais de traitement et les coûts de gestion pour le secteur privé. Par ailleurs, elle assure une meilleure traçabilité des produits et sécurise davantage les transactions financières. Le Togo se positionne ainsi comme un précurseur en Afrique de l’Ouest, aux côtés du Sénégal et du Bénin, dans la modernisation des circuits commerciaux régionaux.

