Le Centre de formation et de recyclage en communication (CFRC) accueille depuis ce lundi 16 mars 2026 une session de formation intensive. Prévue pour durer trois jours, cette rencontre réunit des journalistes des médias publics et privés autour d’une thématique d’actualité : le traitement de l’information et le fact-checking sur les réseaux sociaux en période sensible. Pour l’institution, il s’agit de renforcer les capacités des professionnels afin qu’ils se démarquent dans un écosystème numérique saturé.

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Au cours de l’ouverture des travaux, la directrice du CFRC, Mme Carole Kpeto, a rappelé que l’accès à la profession de journaliste exige la maîtrise de règles déontologiques strictes. Elle a souligné que, face à l’abondance d’informations sur les réseaux sociaux, le journaliste doit s’affirmer comme un repère de vérité. En exerçant ce que l’on appelle le quatrième pouvoir, le professionnel des médias possède la capacité d’orienter l’opinion publique, ce qui lui impose une responsabilité sociale de premier plan.

Au premier jour de la formation, sous le coaching de Noël Tadegnon, les participants ont exploré la notion de période sensible. Et ont retenu qu’elle soit temporelle, politique, sociale ou émotionnelle, les pressions de la période sensible ne doivent jamais occulter la vérification. Il a surtout insisté que : « l’urgence écrase la vérification », invitant les journalistes à ne pas sacrifier la précision sur l’autel de la rapidité.

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Face à la crise informationnelle, le journaliste doit adopter trois rôles essentiels : celui de vérificateur, de « contextualisateur » et de pédagogue. En plus de croiser systématiquement ses sources, il a pour mission d’expliquer à son audience comment identifier une fausse nouvelle. Cette démarche est indispensable pour lutter contre les mécanismes de la mésinformation et de la désinformation.

M. Tadegnon a, entre autres, précisé que l’indépendance ne signifie pas la neutralité, mais plutôt le refus d’être l’instrument d’un quelconque groupe d’intérêt.

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La séance a également permis d’aborder des outils pratiques pour authentifier une information en moins de 10 minutes. Les participants ont appris à appeler directement les sources, à croiser les données avec des acteurs indépendants sur le terrain et à solliciter les autorités officielles. Un débat animé a également porté sur le dilemme entre informer et protéger, rappelant qu’une information vraie peut parfois s’avérer dangereuse si elle est publiée sans précaution.

Cette première journée s’est achevée sur la nécessité de développer un esprit critique permanent pour garantir une information de qualité.

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