À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, édition 2026, le Togo met en lumière les progrès réalisés dans la promotion de l’égalité et de la justice sociale. Dans un entretien accordé à la presse, la ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Martine Moni Sankaredja, a rappelé la portée symbolique et politique de cette célébration pour les femmes togolaises.
Selon la ministre, cette journée constitue d’abord un moment de mémoire et de réflexion. Elle « rappelle aux femmes togolaises, le combat mené par leurs ainées engagées, afin qu’elles puissent jouir des droits acquis aujourd’hui ». Elle offre également l’occasion d’évaluer les progrès réalisés tout en identifiant les défis encore présents pour garantir une égalité réelle entre les femmes et les hommes.
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Pour cette édition 2026, le thème international retenu est « Droits, justice, action pour toutes les femmes et les filles ». Un thème auquel le Togo s’associe pleinement et autour duquel seront organisées les différentes activités à travers le pays.
La ministre a également salué les efforts engagés par les autorités togolaises pour renforcer les droits des femmes. Elle a exprimé sa reconnaissance au président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour son engagement en faveur de cette cause. « Depuis plusieurs années, le gouvernement togolais, sous l’impulsion du président du Conseil, place la promotion et la protection des droits de la femme au cœur des politiques nationales », a-t-elle souligné.
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Ces dernières années ont été marquées par des réformes juridiques importantes. En 2022, plusieurs textes majeurs, notamment le Code des personnes et de la famille, le Code pénal, le Code de sécurité sociale et le Code du travail, ont été révisés afin d’éliminer les dispositions discriminatoires et renforcer l’égalité entre les sexes.
Au-delà du cadre légal, des mécanismes de protection ont été mis en place pour accompagner les victimes de violences basées sur le genre, à travers notamment des centres d’écoute, des maisons de justice et des maisons de la femme.
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Pour marquer cette célébration, plusieurs activités se sont déroulées, dont des conférences-débats, des émissions médiatiques et une cérémonie d’apothéose prévue ce 9 mars à Lomé, marquée par la remise de jugements supplétifs d’acte de naissance à 300 femmes.
La ministre appelle enfin à une mobilisation collective. « Malgré les efforts entrepris…, des obstacles restent à lever », a-t-elle affirmé, invitant tous les acteurs à unir leurs forces pour bâtir une société plus juste et égalitaire.

