Le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a pris des mesures fermes pour réguler l’usage des aires de jeux dans les écoles. À travers une note circulaire publiée le 02 mars 2026, il rappelle que ces espaces appartiennent prioritairement aux élèves. Désormais, toute occupation par des entités extérieures est soumise à des conditions de contrôle et d’autorisation strictes.

Cette décision vise à mettre fin à l’utilisation anarchique des cours de récréation par des organisations tierces. Le texte précise que le domaine scolaire ne peut plus être considéré comme un espace public de libre accès. Le ministre de l’Éducation nationale entend ainsi protéger l’intégrité des infrastructures et la quiétude des apprenants.

Lire aussi : Le Togo et la Banque mondiale renforcent la résilience communautaire

Pour fouler le sol d’un établissement, toute structure doit désormais obtenir le quitus écrit du directeur ou de la directrice. Le chef d’établissement peut, selon la nature de la demande, solliciter l’avis de l’inspection ou de la Direction régionale de l’éducation (DRE). Le dossier de demande doit être complet pour être examiné.

Le document doit mentionner l’identité du demandeur, l’objectif précis de la manifestation et la durée de l’occupation. De plus, un engagement écrit à remettre les lieux en état est exigé. Seules les activités sportives, culturelles ou sociales compatibles avec les valeurs éducatives peuvent recevoir un avis favorable.

Le texte proscrit formellement les activités à but lucratif et l’organisation de funérailles dans l’enceinte scolaire. Toute dégradation ou mise en danger de la moralité des élèves expose les auteurs à des sanctions immédiates. Le ministre souligne que toute activité doit impérativement se dérouler en dehors des heures de cours.

Lire aussi : Escrime : le Togo marque l’histoire à Dakar avec trois médailles continentales

Bien que le chef d’établissement veille sur le domaine, l’utilisateur final assume l’entière responsabilité en cas d’accident. Les frais de réparation liés à d’éventuels dommages matériels sont à la charge de la structure bénéficiaire. Les autorités locales et les inspections sont chargées de veiller au respect scrupuleux de ces nouvelles règles.

Cette réglementation intervient après l’agression tragique survenue à l’École primaire publique (EPP) de Dodomé, à Lomé. En janvier dernier, le directeur adjoint de ce centre a succombé à ses blessures après une altercation avec des élèves introduits illégalement.

Suivez notre chaîne WhatsApp ici 

En verrouillant l’accès aux aires de récréation, le gouvernement souhaite éviter que de tels événements ne se reproduisent. La sécurité du personnel enseignant et des populations scolaires est désormais placée au centre des priorités. Ce nouveau cadre réglementaire offre ainsi aux chefs d’établissement les outils juridiques pour mieux gérer leur espace.

 

Share.

@: lenouveaureporter@gmail.com. Pour vos demandes de couvertures médiatiques, annonces, pub, productions multi-support… Veuillez-vous adresser au : Tél : (00 228) 92 60 75 77 / 99 50 60 10

Leave A Reply