Le Togo ouvre un nouveau chapitre dans la sauvegarde de son héritage culturel. Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif a adopté « le projet de loi portant protection et promotion du patrimoine culturel national », marquant ainsi une étape significative dans l’actualisation du cadre juridique en vigueur depuis plus de trois décennies.
« Dans le souci de renforcer la protection du patrimoine culturel et de l’adapter aux évolutions sociétales ainsi qu’aux normes internationales, il s’est avéré nécessaire de réviser la loi de 1990. » Cette révision n’est pas une simple mise à jour technique ; elle traduit une volonté politique d’inscrire la culture au cœur du développement national.
Le texte adopté introduit des avancées notables. Il consacre désormais la « reconnaissance et la protection du patrimoine immatériel et subaquatique », deux dimensions longtemps marginalisées dans l’arsenal juridique. Les traditions orales, les savoir-faire ancestraux, mais aussi les vestiges enfouis dans les eaux territoriales trouvent ainsi une protection explicite.
Autre innovation majeure : « l’alignement de la législation nationale sur les conventions internationales de l’Unesco ». En se conformant aux standards de l’Unesco, le Togo renforce sa crédibilité sur la scène internationale et consolide ses engagements en matière de préservation patrimoniale. La réforme prévoit également « la mise en conformité avec le code pénal pour mieux sanctionner les atteintes aux droits de propriété littéraire et artistique », un signal fort en faveur des créateurs.
Lire aussi : Conseil des ministres : le Togo intensifie ses démarches pour la restitution de ses biens culturels
Au-delà de la protection, l’ambition est économique et stratégique. Cette réforme « vise à renforcer la protection et la valorisation du patrimoine culturel togolais, à soutenir les artistes et créateurs nationaux, et à promouvoir le développement d’une industrie culturelle dynamique ».
Suivez notre chaîne WhatsApp ici
Dans un contexte où le tourisme culturel et les industries créatives s’imposent comme leviers de croissance, le gouvernement entend faire du patrimoine un moteur d’attractivité. La culture n’est plus perçue comme un simple héritage à conserver, mais comme une richesse à structurer et à transmettre.

