À Abuja, du 20 février au 1er mars 2026, le Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a lancé son premier séminaire et sa Première Session extraordinaire de l’année. Une rentrée parlementaire placée sous le sceau de l’efficacité, ouverte par sa présidente Hadja Mémounatou Ibrahima.

« C’est avec un profond sens du devoir et une gratitude sincère que je vous accueille », a déclaré Mémounatou Ibrahima. Devant des personnalités communautaires et des partenaires, elle a fixé le cap. Être à la hauteur des attentes de 400 millions des concitoyens ouest-africains.

La présidente a salué l’hospitalité du Nigeria et de son président, Bola Ahmed Tinubu. Puis elle a évoqué l’ambition de faire du Parlement « une institution sobre mais efficace et résolument tournée vers les résultats ». L’intégration, a-t-elle insisté, ne doit plus se proclamer, mais doit se prouver.

Lire aussi : Vaccination infantile : le Togo relance la couverture avec le « Grand Rattrapage »

Au cœur des travaux, un thème stratégique : « Approfondir l’intégration régionale à travers la Zlecaf : opportunités et défis pour l’expansion du commerce intracommunautaire ». La Zone de libre-échange continentale africaine est entrée dans sa phase opérationnelle. Elle promet l’un des plus vastes marchés du monde. Pour l’Afrique de l’Ouest, c’est une chance.

Avec une croissance moyenne d’environ 5 % sur la dernière décennie, le continent dispose d’une population jeune et d’un tarif extérieur commun. Des outils déjà actifs, comme le Système panafricain de paiement et de règlement, sont également des atouts réels.

Mais le diagnostic reste sévère. Le commerce intrarégional pèse moins de 10 %. Les exportations demeurent dominées par les matières premières comme « cacao, coton, huile de palme, bois », souvent sans transformation locale. Les économies se concurrencent plus qu’elles ne se complètent. Plusieurs États n’ont pas encore ratifié l’Accord de la Zlecaf ; un retard qui fragilise l’ensemble.

Face à ces défis, la présidente appelle à l’action. Pour elle, il s’agit d’harmoniser les cadres juridiques, de lever les barrières non tarifaires, de contrôler l’usage des ressources communautaires, de rendre l’intégration inclusive, équitable et porteuse de progrès social.

Lire aussi : Action climatique : le Togo définit sa Feuille de route après la Cop30

Trois priorités structurent 2026. D’abord, sur le volet de la démocratie, Hadja Mémounatou Ibrahima a salué la levée des sanctions contre la Guinée et a félicité le président Mamadi Doumbouya après l’élection de décembre 2025. Ensuite, en ce qui concerne la paix, la présidente s’est penchée sur la question sécuritaire dans la sous région. Face au terrorisme, « la solidarité sécuritaire n’est pas une option ». Enfin, le leadership féminin a été abordé. Le quota de 30 % est un socle mais à un plafond.

« Nous ne pouvons plus nous contenter d’énumérer des priorités. Nous devons leur donner corps, cohérence et visibilité. », a-t-elle déclaré.

Suivez notre chaîne WhatsApp ici 

Share.

@: lenouveaureporter@gmail.com. Pour vos demandes de couvertures médiatiques, annonces, pub, productions multi-support… Veuillez-vous adresser au : Tél : (00 228) 92 60 75 77 / 99 50 60 10

Leave A Reply