Le siège de l’Assemblée nationale a accueilli, ce mardi 17 février, la phase finale de la quatrième édition du concours « Reine des sciences et technologies ». Cette initiative, portée par la fondation Asaal, se donne pour mission de lever les barrières socioculturelles qui freinent l’accès des filles aux carrières techniques. En encourageant ces talents précoces, l’organisation souhaite propulser la jeunesse féminine togolaise vers les sommets de l’innovation mondiale.

Au terme d’un processus d’évaluation strict, validé par un jury indépendant et un huissier de justice, Blessing Gamba Dalouba a été couronnée Reine de l’édition 2025. Elle s’est imposée face à deux duchesses au sein d’un groupe de 15 finalistes particulièrement brillantes. Cette année, la compétition a suscité un engouement notable avec un total de 308 candidatures enregistrées sur l’ensemble du territoire national.

Pour célébrer ce mérite académique, la fondation Asaal a mobilisé une enveloppe globale de 16 millions de FCFA. La lauréate principale a reçu un prix de 5 000 000 FCFA, tandis que la première et la deuxième duchesse sont reparties avec respectivement trois et deux millions de FCFA. Les 12 autres participantes ont chacune bénéficié d’une prime d’encouragement de 500 000 FCFA. Ces distinctions visent à soutenir la poursuite de leurs études.

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Pour Abirah Bonfoh, présidente de la fondation Asaal, ce concours représente bien plus qu’une simple remise de prix. Selon elle, l’avenir scientifique de l’Afrique est indissociable de la pleine participation des femmes. Elle ambitionne de bâtir une communauté de chercheuses capables de produire des savoirs endogènes et de favoriser l’émergence de sociétés autosuffisantes.

Malgré cet enthousiasme, le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a rappelé l’ampleur des défis structurels à relever. Actuellement, seuls 22 % des étudiants togolais s’orientent vers des parcours scientifiques. Cette disparité est encore plus flagrante chez les filles, qui ne représentent que 15 % des effectifs à l’École polytechnique de Lomé. Le ministre a donc réitéré l’importance des Objectifs de développement durable (ODD) pour corriger ces déséquilibres.

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La présence du président de l’Assemblée nationale, Komi Sélom Klassou, témoigne de l’importance accordée par l’État à cette cause. Il a souligné que la Constitution de la Vème République garantit le droit à l’instruction et maintient l’école obligatoire jusqu’à 15 ans. Pour lui, le Togo ne peut rester en marge de la révolution numérique et de l’intelligence artificielle en négligeant le potentiel de sa jeunesse féminine.

 

 

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