Le Togo soumet ses dispositifs sécuritaires à une évaluation internationale. Depuis ce lundi 23 mars 2026, une délégation du Comité des Nations unies contre le terrorisme séjourne à Lomé. Cette mission de neuf jours a pour objectif d’analyser les progrès réalisés par le pays et de renforcer les capacités nationales grâce à une coopération technique accrue avec les partenaires extérieurs.
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Sous la conduite de Nathalia Gherman, sous-secrétaire générale des Nations unies, l’équipe onusienne multiplie les échanges avec les acteurs clés de la sécurité. Les discussions impliquent des membres du gouvernement, des représentants de la société civile et l’équipe de pays des Nations unies au Togo. Cette approche consultative vise à identifier les meilleures pratiques locales, notamment en matière de résilience face aux menaces provenant de la crise sahélienne.

Le travail d’évaluation se concentre sur plusieurs piliers essentiels de la défense et de la gouvernance. Les experts se penchent notamment sur la justice pénale, la surveillance des frontières et les mécanismes de lutte contre le financement du terrorisme. Un accent particulier est également mis sur l’usage des technologies, le respect des droits humains et la prise en compte du genre dans les stratégies de prévention de l’extrémisme violent.
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Lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre de la Sécurité, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, a souligné que cette visite permet de partager les expériences et de relever les défis persistants. De son côté, Coumba Dieng Sow, la coordinatrice du système des Nations unies au Togo, a salué les mécanismes innovants du pays. Pour la diplomate, le modèle togolais privilégie le dialogue et la solidarité, particulièrement envers les réfugiés et les populations affectées. La mission s’achèvera le mardi 31 mars 2026.

