Le chantier de la santé publique passe aussi par la construction immobilière. Le gouvernement togolais vient d’en donner une illustration concrète. « Un arrêté interministériel du 23 août 2024 fixe les règles pour identifier et gérer ces substances », indique le texte officiel. Cette décision vise à contrôler la composition des matériaux de construction.
Peintures, vernis, colles et isolants, sont des produits du quotidien qui entrent dans le champ des constructions immobilières. Mais, ils sont parfois chargés de risques invisibles.
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L’arrêté cible essentiellement « les produits chimiques toxiques, les métaux lourds et les polluants organiques persistants ». Des éléments capables, à long terme, d’affecter la santé humaine et de dégrader l’environnement. L’enjeu est de rendre les bâtiments plus sûrs afin de mieux protéger ceux qui y vivent.
3 axes structurent la mesure. D’abord, le premier axe contrôle l’utilisation de substances dangereuses dans les matériaux de construction. Ensuite, l’axe 2 informe les consommateurs sur les risques potentiels. Enfin, l’axe 3 promeut l’utilisation de matériaux de construction plus sûrs et plus respectueux de l’environnement.
La logique est préventive. Elle agit avant que les dégâts n’apparaissent et elle responsabilise les producteurs, tout en éclairant les consommateurs.
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Ce texte marque un pas en avant pour le Togo. Il s’inscrit dans une dynamique plus large ; celle d’un État qui relie santé, habitat et environnement. Celle d’une politique publique qui ne se limite plus aux hôpitaux, mais s’invite jusque dans les briques et les murs.

