Le projet Renforcement des systèmes alimentaires pour un accès durable des petits producteurs aux intrants agricoles (Pro-Sadi) a franchi une étape clé.
Une mission conjointe, regroupant la délégation de l’Union européenne (UE), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM), s’est rendue sur le terrain la semaine dernière. Trois ans après son lancement, cette équipe a sillonné les régions de la Kara et des Savanes pour mesurer les progrès accomplis.
Les conclusions de cette visite technique sont encourageantes. Selon les experts mandatés, le Pro-Sadi a généré des transformations structurelles notables au sein des communautés rurales septentrionales. Ces avancées touchent aussi bien la disponibilité des ressources que la professionnalisation des acteurs locaux.
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Dans la région de la Kara, l’impact du projet se chiffre par le soutien apporté à près de 8 000 petits exploitants pour la culture pluviale. Ces derniers ont reçu des semences certifiées de riz et de maïs, accompagnées d’engrais NPK et d’urée. Par ailleurs, plus de 900 maraîchers ont bénéficié de semences de piment, d’oignon et de tomate.
Le volet technique n’est pas en reste avec la formation de 83 nouveaux conseillers agricoles. Ces agents sont désormais outillés pour assurer la vulgarisation des bonnes pratiques et la gestion des entreprises rurales. Enfin, la construction d’une unité d’étuvage de riz de 600 m² permet aujourd’hui aux coopératives de mieux valoriser leur récolte.
La région des Savanes affiche également un bilan solide. Le projet y a soutenu plus de 11 000 producteurs céréaliers et 1 134 maraîchers spécialisés dans les cultures de contre-saison. Pour encadrer cette dynamique, 62 conseillers agricoles ont achevé leur parcours de formation technique.
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Un aspect crucial de l’intervention concerne le lien avec l’alimentation scolaire. En effet, 90 coopératives travaillant avec les cantines soutenues par le PAM ont reçu des intrants spécifiques. Cette synergie permet de garantir un approvisionnement stable des écoles tout en stimulant l’économie locale.
L’objectif global du Pro-Sadi reste l’amélioration de la résilience des populations vulnérables, notamment les femmes et les jeunes. Face aux défis sécuritaires et climatiques, le projet cherche à sécuriser les revenus des ménages par une productivité accrue.
« Ces interventions ont permis de renforcer la dynamique d’approvisionnement des cantines scolaires en produits locaux », a souligné la mission de l’UE, de la FAO et du PAM. Ce dispositif s’inscrit durablement dans la stratégie de lutte contre l’insécurité alimentaire au Togo.

